Dieu le père à Saint Cado
Réponse de l’énigme n°43
mardi 9 octobre 2007

par Azalaïs


La photo de l’énigme N°43 a effectivement été prise dans la chapelle de Saint Cado qui se trouve sur l’île de Saint Cado, au milieu du ria d’Etel. Elle est située dans le Morbihan, en direction de Lorient, sur la commune de Belz.

Etonnantes, ces statues de Dieu le Père ! D’autant plus étonnantes qu’en bonne théologie, on peut représenter le Christ puisqu’il s’est fait homme et l’Esprit Saint sous les formes symboliques visibles qu’il a assumé selon les Evangiles et les Actes : colombe ou flamme, mais le Père est la source insondable que l’on ne représente pas, celui qui dépasse toute intelligence et toute représentation.

Il y a dans ces statues quelque chose de la naïveté de l’enfance, mais une enfance retrouvée, cultivée par des hommes en quête de pureté intérieure. Une enfance qu’il ne faudrait pas confondre avec la bêtise !

J’ai découvert cet ensemble en résolvant l’énigme, mais il laisse une étrange impression, comme une incomplètude...

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Dieu le père à Saint Cado
17 octobre 2007, par Bayazid

Chère Azalaïs,

Le "Dieu le père" de Saint Cado, que j’ai vu de près puisque je l’ai photographié, paraît étrangement dé-placé, accroché sur la paroi de cette chapelle des guérisons, entre deux saints protecteurs.

Etait-il vraiment destiné à figurer dans la chapelle de Saint Cado ? Ce n’est pas sûr... Il n’est pas impossible qu’il provienne d’ailleurs. Sa facture est de la même époque que l’ensemble des oeuvres figurant dans la chapelle, mais le moins qu’on puisse dire est qu’il paraît "parachuté".

Je pense qu’il faut "regarder" une telle oeuvre avec la mentalité d’un breton de cette époque, et bien comprendre ce qu’est une foi populaire.

Notre "Dieu le père", à regarder son bon visage et sa "présence" naturelle doit ressembler à ce qu’était à l’époque un riche paysan, voire un hobereau, régnant avec équité sur ses fermes et sur ses terres. L’artiste, en lui conférant cette "humanité", l’a simplement déplacé sur un nuage, pour faire comprendre aux fidèles que le roi du ciel était tout proche d’eux.

La foi populaire, alors se nourrissait d’images concrètes. Le croyant avait besoin de voir "l’humanité" du divin, et de toucher les reliques des saints...

A cette époque, le moindre sanctuaire possédant une dent ou un ossement quelconque d’un apôtre était assuré de voir affluer d’innombrables pélerins en quête de pardons et de miracles.

Aux moines de Citeaux, qui dès 1120 reprochaient aux pèlerins (à ceux de Compostelle, notamment) cette naïveté, et tentaient d’intellectualiser la religion, Saint Bernard répondait que les prières "naïves" du peuples à ces effigies et à ces reliques n’en étaient pas moins agréables à Dieu que celles des lettrés.

Méditons cette réflexion. Elle a le mérite de poser la difficulté qu’il y a à aimer et vénérer le "Tout-Autre". Aimer "son semblabe dans les cieux" est une première étape. La seconde étant sans doute d’aimer et de percevoir la part des cieux, la part de Dieu, en soi-même.

Qui peut dire qui y parvient le mieux, de l’ignorant ou du lettré ?

Voilà la question que nous pose le Dieu-le-père de Saint Cado !


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