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I - Jésus condamné à mort
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Cet article s’inscrit dans un vaste dossier : Via crucis, Via lucis Après avoir comparu devant le grand prêtre Caïphe, [1] Jésus est conduit devant Pilate. C’est la première station du Chemin de croix, voici les textes qui en font état. Évangile de Matthieu Pendant qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui envoya dire : "Ne fais rien à ce juste. Aujourd’hui, un songe qui le concerne m’a beaucoup impressionnée." Mais les grands prêtres et les anciens persuadèrent le peuple de réclamer Barabbas et de faire périr Jésus. Le gouverneur prit alors la parole : "Lequel des deux voulez-vous que je vous délivre ?" Ils répondirent : "Barabbas !" Pilate leur dit : "Que ferai-je alors de Jésus qu’on appelle Christ ?" Tous répondirent : "Qu’on le crucifie !" Le gouverneur reprit alors : "Mais quel mal a-t-il fait ?" Mais ils criaient de plus belle : "Qu’on le crucifie !" Évangile de Marc Or, à chaque fête, il relâchait un prisonnier, celui que demandait la foule. Il y avait un nommé Barabbas, détenu avec d’autres émeutiers, pour un meurtre commis au cours de l’émeute. La foule, qui était montée, se mit à réclamer la faveur qu’il avait coutume de leur accorder. Pilate répondit : "Voulez-vous que je relâche le roi des Juifs ?" (Il se rendait compte que les grands prêtres l’avaient livré par jalousie.) Mais ces derniers excitèrent la foule pour obtenir plutôt de Pilate la mise en liberté de Barabbas. Pilate reprit la parole et leur dit : "Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ?" Ils se remirent à crier : "Crucifie-le !" Pilate reprit : "Quel mal a-t-il donc fait ?" Mais ils crièrent de plus belle : "Crucifie-le !" Pilate, désireux de satisfaire le peuple, lui accorda l’élargissement de Barabbas. Quant à Jésus, après l’avoir fait flageller, il le livra pour être crucifié. Les soldats le poussèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le prétoire. Ils convoquent alors tout le peloton. Ils revêtent Jésus de pourpre, et lui ceignent la tête d’une couronne d’épines qu’ils avaient tressée. Puis ils se mirent à le saluer : "Salut, roi des Juifs." Et ils lui frappaient la tête avec un roseau, ils crachaient sur lui et fléchissaient les genoux comme pour lui rendre hommage. Après s’être ainsi joués de lui, ils lui ôtèrent la pourpre, lui remirent ses vêtements et l’emmenèrent pour le crucifier. » (Mc 15,1-20) Évangile de Luc Hérode fut tout aise de voir Jésus ; depuis longtemps il en éprouvait le désir, car il en avait entendu parler, et il espérait lui voir opérer un miracle. Il se mit à l’interroger à tout propos, mais Jésus ne lui répondit rien. Les grands prêtres et les scribes étaient là, qui l’accusaient ferme. Hérode avec sa garde le traita avec mépris et, pour se gausser de lui, le fit draper dans un manteau d’apparat et renvoyer à Pilate. Le jour même, Hérode et Pilate, qui, jusque-là, vivaient en mésintelligence, se réconcilièrent. Pilate réunit alors les grands prêtres, les magistrats et le peuple. Il leur dit : "Vous m’avez déféré cet homme comme excitant le peuple à la révolte. J’ai beau l’interroger devant vous, je ne le trouve coupable d’aucun des crimes dont vous le chargez. Hérode non plus, puisqu’il nous l’a renvoyé. Il n’a donc rien fait qui mérite la mort. En conséquence, je vais le faire châtier et le relâcher." À chaque fête, il était obligé de leur accorder l’élargissement d’un détenu. La foule entière hurla d’une seule voix : "Supprime-le ; relâche-nous Barabbas." (C’était un individu qu’on avait incarcéré pour une émeute survenue dans la ville et pour meurtre.) Pilate, désireux de relâcher Jésus, voulut leur parler encore ; mais ils couvrirent sa voix par ces cris : "Crucifie-le ! crucifie-le !" Une troisième fois, Pilate intervint : "Qu’a-t-il donc fait de mal ? Je n’ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. Je vais donc lui faire administrer le fouet et le relâcher." Mais ils insistaient à grands cris, réclamant sa mise en croix, et leurs clameurs gagnaient en violence. Pilate alors prononça la sentence qui satisfaisait leur désir. Il relâcha donc le détenu qu’ils réclamaient, incarcéré pour émeute et meurtre, et il abandonna Jésus à leur volonté. » (Lc 23,1-25) Évangile de Jean Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus et lui dit : "Tu es le roi des Juifs ?" Jésus répondit : "Dis-tu cela de ton propre mouvement, ou bien d’autres te l’ont-ils dit de moi ?" Pilate dit : "Suis-je Juif moi ? Ton peuple et ses grands prêtres te livrent à moi : qu’as-tu fait ?" Jésus répondit : "Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, mes gens se seraient battus pour qu’on ne me livre pas aux Juifs ; mais voilà, ma royauté ne vient pas d’ici." Pilate lui dit alors : "Donc tu es roi ? " - "Oui, répondit Jésus, je suis roi. C’est pour rendre témoignage à la vérité que je suis né et que je suis venu dans le monde. Tous ceux qui sont de la vérité écoutent ma voix." Pilate lui dit : "Qu’est-ce que la vérité ?" Cela dit, il sortit à nouveau pour aller vers les Juifs. Il leur dit : "Je ne trouve aucun motif de le condamner. Mais c’est la coutume que je vous relâche un prisonnier à l’occasion de la Pâque. Eh bien ! voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ?" Tous de s’écrier au contraire : "Non ! pas lui ! mais Barabbas !" (Barabbas était un brigand.) Pilate fit alors flageller Jésus. Les soldats tressèrent une couronne d’épines qu’ils lui posèrent sur la tête ; ils le revêtirent d’un manteau pourpre. Puis, s’avançant vers lui, ils disaient : "Salut, roi des Juifs !" et ils lui donnaient des soufflets. Pilate sortit une fois encore et leur dit : "Voilà. Je vous l’amène dehors, pour que vous sachiez que je ne découvre aucun motif de le condamner." Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Pilate leur dit : "Voici l’homme !" A sa vue, les grands prêtres et les gardes de s’écrier : "Crucifie-le, crucifie-le !" Pilate leur dit : "Chargez-vous-en vous-mêmes, car pour moi, je ne trouve pas de quoi le condamner." Les Juifs répondirent : "Nous avons une loi. Selon cette loi, il doit mourir, parce qu’il se fait passer pour Fils de Dieu." Ces paroles mirent Pilate en émoi. II rentra au prétoire et dit à Jésus : "D’où es-tu ?" Mais Jésus ne lui donna point de réponse. Pilate lui dit donc : "Tu ne me réponds pas ? Tu ne sais pas que j’ai le pouvoir de te libérer, aussi bien que de te crucifier ?" Jésus répondit : "Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’en haut. Aussi celui qui m’a livré à toi en porte-t-il une plus grande faute." Dès lors Pilate cherchait à le libérer ; mais les Juifs s’écrièrent : "Si tu l’acquittes, tu n’es point un ami de l’empereur ; quiconque se prétend roi s’oppose à l’empereur." |
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– La photo en tête d’article a été prise dans l’église Saint-François-Xavier à Paris (7e) par "Les Baladins de la Tradition".
[1] Ces étapes de la Passion qui précèdent les stations du Chemin de croix sont relatées ici : "Le début de la Passion du Christ" |
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