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Mystères du chapelet : nombres et lumière |
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Mystères du chapelet : nombres et lumière
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Cet article s’inscrit dans un vaste dossier : Via crucis, Via lucis Pourquoi parler du rosaire dans une série consacrée au Chemin de croix ? Extrait de la règle initiale des Templiers (XIIe siècle) La récitation du rosaire tel que nous le connaissons aujourd’hui date du XIIe, début du XIIIe siècle. Elle consiste à réciter des Ave Maria [1] tout en visualisant quinze épisodes choisis de la vie de Jésus, tirés ou non des évangiles. Ces quinze épisodes se découpent en trois phases : Dans les Mystères joyeux, au début de l’aventure, le principe divin surgit dans la conscience du sujet et se déploie. L’être est empli de la joie de l’Esprit saint. Dans les Mystères douloureux, le principe spirituel agissant comme un acide sur les aspects illusoires, le sujet est dépouillé de ses habits mondains. La mise au tombeau image le retour à sa réalité propre, hors des reflets de surface, dans la profondeur de l’être. Il doit faire le deuil de son ancien état. Aux Mystères glorieux, la totalité du sujet est purifié, c’est-à-dire dépouillé de l’ignorance. Il recouvre son intégrité en totalité y compris le corps, imagé par l’assomption de Marie et son couronnement, ce qui est parfois appelé obtention du corps glorieux. Rien de l’ancien ne subsiste. C’est la raison pour laquelle le corps tient une si grande importance dans l’ensemble. Tant qu’il n’y a pas eu le surgissement dans la conscience de l’ultime réalité, figuré par l’ange Gabriel insufflant l’esprit à Marie, rien de ce qui suit n’est possible. Quand bien même une personne, même sincère se flagellerait-elle continuement, cela ne lui serait d’aucune utilité, car ici, l’agent est le principe spirituel même. L’ombre ne peut rien pour l’illumination de l’ombre. La pratique du rosaire permet d’entraîner son esprit à vivre en vrai la sublime aventure que propose l’imitation du Christ. Dument préparé, il peut devenir une terre susceptible d’être ensemencée et transfigurée. Cette méditation est à cet égard un outil à ne pas négliger. Elle offre, une fois que l’on s’est affranchi des scories sentimentalistes, une carte sûre pour cet ultime voyage. Non seulement une carte, mais aussi un moyen de transport. Voyons plus avant la structure du rosaire pour en saisir l’effectivité. Le chapelet qui sert de support à la pratique du rosaire comporte un nombre défini de grains. – A l’entame, un Credo [2] pour la croix,
– Puis cinq séries de dix grains pour les Ave Maria,
On parcourt 3 fois le cercle pour chacun des trois mystères, pour finir, dans la tradition médiévale par un Salve Regina [5]. Remarquons que 153 est un nombre triangulaire. Un nombre triangulaire d’ordre n est la somme de tous les nombres consécutifs de 1 à n. Faisons une pause sur le nombre 10. Venons-en maintenant à celui qui nous intéresse ici : 153 = 1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7 + 8 + 9 + 10 + 11 + 12 + 13 + 14 + 15 + 16 + 17 Certaines parties ont été grisées afin de faire ressortir une propriété tout à fait remarquable Souvenons-nous que le nombre 153 apparaît dans les évangiles, exclusivement dans celui de Jean. Si nous observons la représentation graphique du triangle 153, nous voyons clairement un filet. Il n’est pas étonnant qu’il ne se rompe pas, car par la vertu du triangle il forme une unité. L’unité ne saurait se rompre. Nous pouvons en considérer le sens biblique et collectif : la mission de la parole christique concerne la totalité des nations. Nous pouvons aussi, sans renier le sens biblique, considérer l’optique individuelle. Le sujet ayant reçu l’Esprit Saint au tout début de l’aventure par l’intermédiaire de l’ange Gabriel, se voit, à la fin de la quête, une fois sorti régénéré des profondeurs, obtenir le fruit de son labeur. Il a su tel l’agriculteur patient, faire grandir la réalité en lui, mourir à ses croyances illusoires, pour enfin réintégrer la totalité de son être, figurée par le filet et les 153 poissons. Continuons notre voyage en pays de 153, et considérons le "Je vous salue Marie" tel qu’il était pratiqué dans la période médiévale, c’est-à-dire en latin, et comptons le nombre de lettres qui le composent. Plus qu’une simple prière, l’Ave Maria apparaît comme une navette, qui à chaque récitation tisse le lumineux tissu qui formera le corps de l’adepte quand le temps sera venu. Voilà comment la pratique du rosaire qui peut de prime abord sembler désuète, s’avère quand on y prend garde, d’une grande puissance opérative. Alors que le méditant récite les prières, que l’ensemble de son être se pénètre des quinze scènes qui forment le support de la méditation, qu’il rend vivants à lui-même les gestes, les odeurs, les sons comme s’ils étaient actuels, une magie s’opère. |
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Les illustrations proviennent des sites :
[1] "Ave Maria" est le nom latin de la prière "Je vous salue Marie". [2] "Credo" est le nom latin de la prière "Je crois en Dieu". [3] "Pater" est le nom latin de la prière "Notre Père". [4] "Gloria Patri" est le nom latin de la prière "Gloire au Père". [5] "Salve Regina" est le nom latin de la prière "Salut, Ô Reine". |
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