![]() Accueil
Horizons traditionnels
Religions et Tradition
Traditions chrétiennes
Via crucis, Via lucis
Le message des Templiers de Tomar
Tomar : la Passion du Christ (2) |
|
Tomar : la Passion du Christ (2)
|
|
Cet article s’inscrit dans un vaste dossier : Via crucis, Via lucis Ces pages sur la Charola de la citadelle templière de Tomar sont une simple visite en images. A chacun de se laisser inspirer par ces visuels parfois surprenants. La suite de la Passion du Christ [1] se trouve sur le côté Nord de la Charola, en poursuivant notre visite dans le sens des aiguilles d’une montre. La croix est centrale, son bois est imposant. L’inscription INRI figure en haut. Jésus est attaché par trois clous. Un pour chaque main et un seul pour les deux pieds. Il porte la couronne d’épines. Il est ceint d’un tissu blanc. Sa tête est inclinée vers sa droite. Il saigne abondamment. Cinq traînées de sang coulent sous ses pieds. Ses genoux sont écorchés par ses chutes. Il a une plaie à la hanche gauche. Le coup de lance qu’il est en train de recevoir au côté droit libère un flot de sang et d’eau. Au premier plan à droite, quatre soldats assis sur sa tunique bleue - la tunique sans couture - sont en train de la jouer aux dés. Ils ont trois dés. Le joueur de gauche vient de les jeter et nous voyons : 3, 4 et 5, soit 12 points. Les quatre hommes sont très attentifs à leur partie. Derrière eux, trois autres hommes : un hallebardier, un homme à cheval portant un long bâton et un troisième visage. De l’autre côté, cinq personnages, quatre à pied et un autre à cheval. La femme vêtue de bleu doit être Marie, la mère de Jésus. Derrière elle, une autre femme, sans doute Marie-Madeleine. Un jeune homme blond vêtu de rouge semble être l’apôtre Jean. Derrière lui, un homme brun au long nez porte un chapeau. Difficile de l’identifier. A l’arrière, le centurion Longin à cheval perce le flanc de Jésus. Douze personnes entourent ici le crucifié. Elles sont reparties par groupes de 3, 4 et 5 personnes. Comme ce qui est indiqué sur les dés. Avec le Christ, 13 personnes sont représentées. Le paysage au loin révèle plusieurs bâtiments protégés par une muraille. Et des montagnes derrière la ville. Dans le ciel qui est sombre, deux astres orangés, sous les bras de la croix, sont partiellement dissimulés par les nuages. Lorsque le coeur s’arrête de battre et que la mort est prononcée, le sang ne pulse plus, ne coule pas. Les Templiers veulent-ils indiquer ici par la mise en évidence du sang qui coule du corps de Jésus que la vie serait toujours là ? Pour relire les textes des évangiles relatant cette scène : Articles du site évoquant la scène présentée ici : Deux échelles ont été posées contre la croix que l’on distingue bien ici être en forme de Tau. A l’aide d’un drap passé sous ses aisselles, deux hommes descendent le corps de Jésus avec attention. Afin de mieux suivre l’opération et d’ajuster la descente par la partie du drap qu’il tient, celui que l’on voit de dos passe sa tête entre les barreaux de l’échelle. [2] Grâce à leurs habits, on reconnaît dans ces deux hommes et dans celui qui tient l’échelle de droite, ceux qui lançaient les dés dans la scène de la crucifixion. Autour de Jésus, deux hommes vêtus de rouge, sans doute Joseph d’Arimathie qui soutient le corps tout en tenant un linge blanc. Jean est de l’autre côté. Assise, Marie, vêtue de bleu, va recueillir le corps de son fils et Marie-Madeleine, robe ocre et manteau bleu dans l’attitude de la prière. Elle tient entre ses mains un tissu blanc. A droite de Marie-Madeleine, deux personnes discutent, le premier est vêtu de bleu et de rouge, sa main droite est devant lui et semble ponctuer ses paroles. Le halebardier porte une étrange armure dont le casque est très "pointu". Son bouclier en revanche, tout en rondeurs, est orné de six pompons rouges. Derrière lui, un autre personnage. Il est barbu et porte un couvre-chef foncé. Son vêtement est de couleur bordeaux. Ce pourrait être l’homme qui est derrière Jean sur le tableau de la crucifixion. Qui est cet homme ? A l’autre extrémité de la composition, derrière l’échelle de gauche, une autre femme assiste à la scène à l’écart. Autour du corps de Jésus, trois femmes et huit hommes, ils sont onze. Douze avec lui. Notons encore que le rouge est prédominant sur cette composition. Rouge, couleur du sang ? Pour relire les textes des évangiles relatant cette scène : Articles du site évoquant la scène présentée ici : Cette scène est particulièrement étonnante. Nous n’assistons pas à Tomar à la mise au tombeau. Tout est déjà terminé. La porte est fermée, scellée, semble-t-il. Il y a peut-être un nombre sur le scellé supérieur. Cette porte est carrée et il faut gravir deux marches pour y arriver. Point de grosse pierre ronde roulée devant le tombeau. Le corps de Jésus n’est pas visible ici. Pourquoi représenter cette scène dans l’espace sacré de la Charola, représentation dont nous n’avons pas trouvé d’équivalent ailleurs ? Quel message porte-t-elle ? Plusieurs protagonistes ont déjà quitté les lieux : Joseph d’Arimathie, Nicodème. Et nous voyons cinq personnes partir également. Quatre femmes dont les têtes sont couvertes. Marie, mère de Jésus, en bleu, marche devant. Derrière elle, une femme qui pleure, robe ocre et manteau gris - Marie Madeleine ? Puis deux autres femmes dont l’une nous regarde tout en parlant à sa voisine. La dernière est dans ses pensées. Jean est devant, près de Marie qu’il regarde. Il marche pieds nus, entièrement vêtu de rouge. De sa main gauche, il indique le chemin à suivre. Deux oiseaux gris-noirs accompagnent cette scène. L’un est posé sur le rocher et regarde l’autre s’envoler. Au sol, un lys est ployé vers le sol. A l’arrière plan, deux grands arbres encadrent le chemin qui mène à la ville. On distingue une porte fortifiée et plusieurs bâtiments importants. Pour relire les textes des évangiles relatant cette scène : Articles du site évoquant la scène présentée ici : Articles de l’aventure "Via crucis, Via lucis" évoquant des scènes présentées sur cette page |
Pour répondre à cet articlePour consulter le forum lié à cet article |
|
|
Toutes les photos ont été prises par l’auteur. [1] Le début de cet article est ici : "Tomar : la Passion du Christ (1)" [2] On retrouve ceci avec l’ange du tambour de la Charola qui tient l’échelle : Arma Christi : les anges de Tomar |
Cette page a déjà été visitée 113 fois.
|
D'autres articles du site à consulter sur les thèmes traités ici : |
|
Accueil - Alphabétiquement vôtre - Sur les Routes - Horizons Traditionnels - Champs du monde - Vie du site - Plan |
![]()