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De la couronne à la croix
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Cet article s’inscrit dans un vaste dossier : Via crucis, Via lucis Mais il existe tant de représentations des instruments de la Passion dans l’art de toutes les périodes ! Pourquoi aller chercher un compas pour dessiner en moins bien ce qui existe déjà ??? "Patience, répondit le géomètre, ce n’est pas pour un voyage artistique que nous partons ici, non ! Celui-ci est d’une tout autre nature..." Quatorze, c’est le nombre habituel de stations du Chemin de croix. Quatorze, en géométrie, c’est un polygone à 14 côtés qui se nomme tétradécagone. Quatorze, c’est encore 7 + 7. Et en géométrie, cela peut être aussi représenté par deux heptagones, c’est-à-dire deux polygones à 7 côtés chacun. Dessinons. Traçons d’abord un centre et un cercle parce que tout commence ainsi dans les récits anciens narrant la création du monde. Ajoutons deux axes pour les 4 directions de l’espace. Voilà, le décor est posé. Inscrivons maintenant deux heptagones dans le cercle. Entrelacés, les deux heptagones, semblent figurer la couronne d’épines qui est un élément central de la Passion du Christ. C’est pour cela que nous avons choisi ici de représenter le 14 de cette façon. Une couronne à 14 pointes, comme il y a 14 stations au Chemin de croix. Sans entrer dans les détails du tracé de l’heptagone, traçons deux arcs de cercle ayant pour rayon le côté d’un heptagone en pointant notre compas sur le cercle bleu aux points jaunes qui ont été marqués. Voici qu’apparaissent deux points rouges sur l’axe horizontal du cercle initial à la jonction des arcs de cercle. A partir du segment délimité par ces deux points, élevons un carré. Reproduisons ce carré à droite, à gauche, au-dessus et deux fois en-dessous. La croix vient d’apparaître. De la couronne à 14 pointes, géométriquement elle est issue. Six carrés la composent. Poursuivons... Entourons la croix d’un rectangle - notons au passage qu’il est de proportion 3 sur 4 et que la croix composée de six carrés laisse libres six autres carrés "blancs" à l’intérieur du rectangle. La croix occupe donc la moitié de la surface de ce rectangle. Faut-il chercher un sens à cette exacte complémentarité ? Mais ce rectangle ne touche pas la couronne ? Pourquoi l’avoir dessiné ? C’est le cercle contigu au rectangle qui en est la clé. Car ce cercle est parfaitement inscrit dans les heptagones. Plus de doute, il y a assurément parenté géométrique entre la couronne et la croix. Couronne d’épines et croix : nous avons là deux instruments de la Passion associés au sang et à la souffrance. Mais... l’histoire n’est pas finie... Poursuivons et avançons encore... Traçons maintenant trois nouveaux arcs de cercles de même dimension que les premiers. Un autre symbole de l’histoire du Christ se révèle sous nos yeux. Une coupe apparaît. Un troisième symbole, lui aussi associé au sang. La légende raconte en effet que Joseph d’Arimathie aurait recueilli le sang du Christ lors de la crucifixion. Que la coupe qu’il avait en main était celle que Jésus avait utilisée lors du dernier repas. Que cette coupe aurait ensuite été préservée puis cachée. Que les chevaliers de la Table ronde l’auraient nommée Graal en partant à sa recherche. Est-ce cette coupe qui vient d’apparaître devant nous ? Laissons chacun à sa contemplation. De son côté, le géomètre l’assure : la couronne, la croix et la coupe sont naturellement liés par la règle et le compas. |
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Tous les dessins sont de l’auteur. Pour les curieux qui aimeraient dessiner un heptagone avec règle et compas : https://gasparddestre.com/lheptagone/ |
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