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Rencontres sur la Via crucis
Longin, le centurion à la vue obscurcie |
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Longin, le centurion à la vue obscurcie
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Cet article s’inscrit dans un vaste dossier : Via crucis, Via lucis Parmi les quatre évangélistes, seul Jean fait mention de cette scène où "un des soldats" perce le côté de Jésus en croix : « Ensuite ils s’approchèrent de Jésus. Le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes, mais de sa lance, un des soldats lui perça le côté, et il en sortit du sang et de l’eau. » (Jean 19, 33-34) Le texte de Jean ne dit rien sur ce soldat, ni sur le côté qu’il transperça. Mais il est bien précisé que c’est de sa lance qu’il se servit. Dans l’évangile apocryphe de Nicodème, on trouve également le récit de cette scène : « Un soldat nommé Longin, prenant une lance, lui perça le côté et il en sortit du sang et de l’eau. » (Nicodème Chapitre X) En apparence, seul le nom du soldat est ajouté. En revanche, ce texte place nettement cet épisode avant le moment où Jésus rend l’Esprit, car, dans le chapitre suivant de son récit, Nicodème relate les dernières paroles de Jésus en croix. On trouve également le nom de Longin dans le manuscrit enluminé de Rabula (ou Rabbula) rédigé en syriaque au VIe siècle et présentant les Évangiles. Le Christ y est représenté les yeux ouverts avec un port de tête plaidant en faveur de la vie, du type Christ triomphant typique des premiers siècles de l’Eglise. La tradition assimilera plus tard le "soldat" Longin qui donna le coup de lance, seulement cité par Jean, au "centurion" cité par les trois autres évangiles qui s’exclama à la fin de la scène de la crucifixion : "Assurément, cet homme était Fils de Dieu". Jacques de Voragine dans "La Légende dorée" mentionne que Longin aurait eu "par maladie ou par vieillesse" la vue obscurcie (cataracte ?) et qu’il se serait frotté les yeux avec le sang qui coulait de sa lance et qu’"il vit plus clair tout aussitôt." Il aurait ensuite suivit les enseignements des apôtres et aurait à son tour converti beaucoup de monde par son témoignage et son exemple. Il serait mort en martyr puis fait saint par l’Église. Retenons de l’histoire du "centurion" Longin que son coup de lance fut peut-être providentiel pour Jésus en libérant ses poumons de l’eau qui s’y accumulait, menaçant de l’étouffer. Et aussi, que cette lance fut le canal lui permettant de recueillir quelques gouttes de sang de Jésus lui offrant la guérison de ses yeux. Beaucoup voit dans cette figure de la Via crucis l’homme qui donna à Jésus le coup fatal, d’autres s’accordent à voir dans ce récit celui qui lui sauva la vie... La tradition populaire le sanctifie [1] et en fait l’un des miraculés du Christ. Et si l’on considère qu’il fallait une précision toute particulière pour percer ce côté d’un coup salvateur, on peut penser que celui qui y voyait si mal fut guidé dans son geste avant d’être guéri. |
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Les illustrations proviennent des sites :
[1] Saint Longin est fêté le 15 mars en Occident et le 16 octobre par les églises d’Orient. |
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