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L’échelle sur la Via crucis
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Cet article s’inscrit dans un vaste dossier : Via crucis, Via lucis De prime abord, l’échelle, objet créé par les civilisations antiques telles que les cultures égyptienne, mésopotamienne et romaine, permet d’atteindre ou d’accomplir des tâches hors de portée. Soutenue par deux colonnes verticales, plusieurs barres transversales se succèdent, formant ainsi des marches tenues en équilibre. Dans plusieurs traditions, son symbolisme est riche de sens, notamment dans la Via Crucis. Selon les différentes illustrations, comme celle de la descente de la croix de Pierre Paul Rubens, l’échelle apparaît principalement à la treizième station comme un élément clé du Chemin de croix. On peut supposer qu’elle a servi à descendre le corps du Christ, facilitant ainsi le recueillement et la mise au tombeau. Bien qu’aucune explication n’ait été donnée à ce sujet, le néophyte peut en tirer une symbolique particulièrement pertinente pour son travail personnel. Tout d’abord, au travers de l’incarnation, le Christ, s’étant fait chair et ayant accepté la condition humaine, nous invite, à travers l’échelle et en toute humilité, à suivre une voie d’introspection pour une meilleure compréhension de notre être. Descendre en soi-même pour affronter ses propres souffrances et ses passions est essentiel. Le parcours vers une transformation peut conduire à la confrontation avec ses propres faiblesses dans le but de mieux se reconstruire. Cette transition entre la crucifixion sur la croix et la descente par l’échelle peut symboliser le passage entre la vie terrestre et la vie éternelle. Une vision illustrant la dualité entre l’ombre et la lumière, le masculin et le féminin, mais aussi l’équilibre permettant d’atteindre l’harmonie. Une passerelle unissant le ciel et la terre. L’échelle implique donc un travail personnel pour intégrer cette polarité. Des échelons invisibles sont associés à des progressions spirituelles ou à des degrés initiatiques. L’une des plus célèbres est l’échelle de Jacob, citée dans les Écritures saintes (Genèse 28 :11-19). L’histoire raconte que Jacob fit un songe à Haran, ville où se trouvait la famille de sa promise. Il avait fui la vengeance de son frère Ésaü, jaloux de la bénédiction donnée par Isaac, leur père. Il y vit une échelle entre le ciel et la terre, par laquelle montaient et descendaient des anges en nombre. Cette manifestation représente le renouvellement de l’alliance de Dieu avec ses ancêtres. Une promesse qui nourrit les mouvements traditionnels et religieux. L’échelle de Jacob, tout comme l’échelle de la Via crucis, se veut être un guide dans le cheminement de l’âme vers sa communion avec le divin. |
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Le logo est une photo des Baladins de la Tradition prise dans l’église Notre-Dame du Rosaire (Paris XIVe) |
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