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Via crucis : les 3 chutes
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Cet article s’inscrit dans un vaste dossier : Via crucis, Via lucis Les chutes de Jésus sur le Chemin de croix ne sont pas mentionnées dans les évangiles. Pourtant, les Franciscains ont fait le choix d’inclure trois stations où Jésus tombe sous le poids de la croix qu’il porte. Trois stations sur quatorze, c’est important. Pourquoi ces ajouts ? Reprenons l’histoire pour voir dans quel contexte ont lieu ces chutes. Une fois condamné (station 1), Jésus reçoit la croix (station 2) et commence l’ascension du Golgotha. A peine en route, c’est la première chute (station 3). Il se relève et la première personne qu’il rencontre sur ce Chemin est sa mère (station 4). On peut imaginer l’échange très intérieur. Ont-ils seulement eu besoin d’avoir recours à la parole ? Il reprend sa route. La croix est lourde. Un soldat interpelle un homme qui est là, Simon de Cyrène. Il va aider Jésus à porter la croix (station 5). A deux, c’est mieux. Mais le temps s’étire et la croix semble peser de plus en plus. Une femme s’approche, Véronique ; elle essuie son visage (station 6). Jésus poursuit et tombe une deuxième fois (station 7). A nouveau debout, Jésus rencontre les femmes de Jérusalem et leur parle en prophétisant sur des temps à venir qui seront difficiles. Il retombe à nouveau. C’est la troisième chute. Le Chemin de croix comporte 14 stations et peut naturellement se décomposer en deux septénaires : 7 7 Allons plus avant dans la découverte des nombres : On pourrait dire de ces deux stations qu’elles sont "statiques" en ce sens que Jésus n’a pas encore entrepris de gravir le Golgotha. Les stations délimitées par les chutes représentent le temps de la marche. Car après la 3e chute, Jésus s’arrête au sommet ; Il est arrivé. Ces stations sont au nombre de 7. Elles forment un nouveau septénaire qui se dessine à l’intérieur des 14 stations. Ces stations représentent aussi le temps des rencontres au bord du chemin. Les femmes y sont bien présentes. Pour le souligner, les Franciscains ont ajouté la rencontre avec sa mère et celle avec Véronique. Le seul homme rencontré est un inconnu pour nous, Simon ; l’était-il pour Jésus ? Ce nouveau septénaire est le coeur de la Via dolorosa. Ce "septénaire intérieur" met en évidence une station centrale, la rencontre avec Véronique, et plus précisément la contemplation du visage du Christ. Les cinq dernières stations se déroulent en un même lieu. A Jérusalem, elles sont toutes les cinq commémorées à l’intérieur de la basilique du Saint-Sépulcre. Mais pourquoi avoir fait tomber Jésus trois fois ? Trois, c’est un nombre-clé de la Passion du Christ.Au jardin des Oliviers, il demande à trois apôtres de l’accompagner au plus près. Tous les trois vont s’endormir, trois fois. et que le nombre 7 apparaisse à notre méditation sous la forme : 7 7 7
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