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Chant de cloches, chant du ciel |
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Chant de cloches, chant du ciel
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Cet article s’inscrit dans un vaste dossier : Via crucis, Via lucis Depuis le 7e siècle, les cloches se taisent du jeudi saint au matin de Pâques en signe de deuil pour commémorer la mort du Christ. Et, dit-on, elles se dotent d’ailes pour aller faire un tour à Rome recevoir la bénédiction du Pape, puis elles reviennent joyeusement le matin de Pâques chargées d’œufs qu’elles distribuent ici et là pour célébrer la nature renouvelée et la résurrection du Christ. Évidemment, elles sèment les œufs là où elles peuvent, aux enfants de les trouver !! Leur sonorité vibrante rythme notre vie depuis si longtemps que les cloches font partie de notre univers. En ville ou en campagne, leur chant résonne sans que nous y prenions garde, comme les oiseaux, le vent dans les arbres ou le piaillement joyeux des enfants qui jouent. Dans des temps pas si anciens, les gens n’avaient pas de montres. Dans les campagnes, d’aussi loin que l’on se trouve du village, c’est le chant de la cloche, en latin campana, qui indiquait l’heure de manger, de travailler, de faire une pause ou de prier. Les cloches du campanile ou du clocher de l’église marquaient de leurs signatures sonores toute une aire géographique, et chacun pouvait reconnaître d’où provenait tel son de cloche et la distance qui l’en séparait. Car chacune possède un timbre propre, une vibration bien à elle. C’est que chacune est un être à part, avec sa gestation, sa naissance et sa vie. Accordons ici quelque attention à cette vie. Petit cosmos miniature, elle intègre les quatre éléments : Si la fabrication de la cloche se concocte dans le secret de l’atelier de l’artisan, sa venue au monde en revanche est un évènement social de tout premier ordre, surtout dans les temps anciens où le réel et le merveilleux se mêlaient en une matière indissoluble. En effet, on prêtait au son de la cloche le pouvoir de chasser les démons ou d’éloigner les tempêtes par exemple. Par sa fonction d’appel à la prière et de rythmer le temps liturgique, elle relie le ciel et la terre. D’une certaine façon, la cloche se fait l’intermédiaire de la communauté terrestre auprès du ciel, tandis qu’elle transmet les bénédictions célestes sur l’aire sacrée que sa vibration délimite. Le rituel qui sanctifie la cloche, de nos jours simplifié, était jadis très élaboré. Quand la cloche est élevée pour prendre sa place au sommet du clocher, juste sous le coq, c’est un être à part entière qui y est sis. Elle a pris forme dans le secret de l’athanor, lavée des scories terrestres, morte à ce monde puis baptisée pour assumer la fonction sacrée qui sera désormais la sienne. Citons quelques noms de cloches : Quel dommage de ne pouvoir rendre ici hommage aux cloches de manière plus exhaustive ! La voix humaine est la signature indélébile de chaque personne. En latin, la persona est le trou dans le masque de théâtre antique par lequel la voix de l’acteur passe ; "per sonare" en latin, pour sonner. C’est bien une voix, celle du ciel, que depuis le sommet des églises la cloche, compagne des êtres célestes, fait résonner dans le brouillard de nos distractions mondaines. On en retrouve à l’autre bout du globe un écho étonnant. Intuitivement nous le ressentons, quelque chose de joyeux papillonne en nous quand s’élève dans l’azur le chant clair et puissant des cloches. |
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