Sophia perennis et physique quantique
samedi 30 mai 2026

par Abd Al Haqq


Notre ego nous fait croire à une identité continue de la naissance à la mort et même après puisqu’il secrète des croyances de paradis, d’enfer ou de réincarnation qui le prolongerait dans l’éternité (qui est pourtant du « non-temps », du « sans durée »).

Vraies ou fausses, ce sont des croyances qui viennent avec l’ego et adoptées par lui qui se construit au cours de l’enfance. Il n’a donc pas toujours existé et n’existera pas toujours. « Le commencement de tous les êtres est voilé, les êtres se manifestent au milieu et à nouveau non manifestés à la mort. Alors, pourquoi déplorer cette vérité ? » (Bhagavad Gita) Et pour ceux qui postulent une survie de la psyché ou âme, il est dit dans ce même précieux livre : « L’âme ne naît ni ne meurt jamais, n’ayant jamais existé, elle cessera jamais d’être. L’âme est sans naissance, éternelle, immuable, immortelle » (Bhagavad Gita 2-20)

Sommes-nous les mêmes de notre naissance à notre mort ? Non, bien évidemment, puisque des changements d’aspects, de formes interviennent au cours de notre vie (du moins ce que nous interprétons comme tel). Une identité supposerait que nous soyons précisément « identiques » d’un bout à l’autre. Or nous avons appris que la forme que nous contemplons dans le miroir se renouvelle plusieurs milliers de fois chaque seconde puisque c’est le rythme de passage des particules qui nous composent.

La pérennité de cet agrégat que nous nommons « moi » n’est qu’une des nombreuses croyances qui forment le socle d’une apparente réalité sur lequel nous basons « notre » vie.

Qu’en est-il de nos croyances, précisément ? Que sont-elles et d’où viennent-elles ? Elles se forment au fur et à mesure que nous avançons dans la construction de cet « ego » et sont générées par lui. Elles correspondent à l’image que nous avons de nous-même et renforcent celle-ci. Ainsi, je me considère comme un ouvrier et cette idée va me pousser à adopter un style vestimentaire correspondant et toute idéologie liée à cette croyance. Ceci se renforcera par l’action d’un biais cognitif bien connu qui fait que parmi les informations que mes sens me proposent je sélectionnerais ceux correspondants à cette image de base.

Aucune de nos options religieuses, philosophiques, politiques etc., ne repose donc sur une réalité absolue stable et définitive. De plus selon le Bouddhisme « la seule chose qui soit permanente, c’est le changement »

Nous pouvons, dès lors nous interroger sur ce qu’est LA réalité. Est-ce ce qui est tangible, ce que nos sens perçoivent ? Nous venons de voir que nos perceptions sont obviées et que nous pourrions dire, non pas, « je ne crois que ce que je vois » mais « je ne vois que ce que je crois ». Des expériences amusantes ont été menées par des chercheurs en science cognitives sur ce sujet...

De plus, il est à présent évident d’après la science quantique que la matière qui nous résiste et semble dure n’a pas non plus de « réalité » au sens où nous l’entendons habituellement. Elle ne serait qu’un flux d’énergie qui prend forme, temporairement, sous notre regard. Selon certains, l’univers ne serait qu’un hologramme et d’autres pensent que nous sommes dans une simulation, un « grand jeu » dont nous serions des avatars (avatars de qui ?).

Ces idées ne sont pas très nouvelles en fait, puisque depuis bien longtemps les religions et la philosophies antiques frayaient cette voie que corrobore la science quantique.

Nous ne nous arrêterons pas sur Platon et sa caverne mais irons plus loin dans le temps, aux alentours de 1500 ans avant notre ère :

Le filet d’Indra

Indra est le « roi des Dieux » dans la mythologie Védique. Il sera plus tard supplanté par Vishnou et Shiva mais n’en reste pas moins un personnage important des Vedas. C’est un guerrier à jamais invaincu, présent dans le Jaïnisme, le Zoroastrisme, le Bouddhisme, il possède un filet extraordinaire qui sert de métaphore notamment dans la philosophie Bouddhiste.

Une source dans la montagne, l’effet de la lumière du soleil sur l’eau : une figuration du filet d’Indra ?

C’est un « filet » multidimensionnel. A chaque nœud formé par les fils, il y a un joyau qui se reflète dans tous les autres. Chaque joyau contient la réflexion de tous les autres joyaux, sans fin. Les fils sont invisibles. Nous ne les voyons pas et nous ne comprenons donc pas que tout, dans ce filet, influe sur tout ce qui existe d’autre dans le cosmos. Rien dans l’univers n’existe seul. Tout est interdépendant de tout.

Comment ne pas voir dans cette métaphore pour le moins une prescience (pré science) de l’intrication quantique ?

« Vanitas vanitatum... »

« Havel havalim, hakhol havel »

« Vanitas vanitatum et omnia vanitas », traduction latine de « Havel havalim, hakhol havel » premier verset du livre biblique de l’Ecclésiaste (ou Qohélèt en hébreu) que l’on traduit en français, le plus généralement par : « Vanité des vanités »

Or, déjà, à l’époque de la traduction latine [1] le mot « vanité » n’avait pas du tout le même sens que dans le français d’aujourd’hui ou nous lui accolons une notion d’orgueil. (Certaines traductions actuelles écrivent même « orgueil ».) Il avait le sens de « vide » et il conviendrait, de réviser la traduction par « Vacuité des vacuités » pour une meilleure compréhension. Mais cela ne serait pas suffisant car « havel » est un substantif qui désigne l’impression de léger brouillard qui flotte au-dessus du sable surchauffé par le soleil dans le désert. On pourrait dire un mirage. « Mirages de mirages, tout est mirage » ? Ce serait en effet une traduction plus juste pour imager ce que l’auteur voulait nous dire.

Ici encore la science quantique qui décrit la matière est en accord avec cette assertion puisqu’elle nous apprend que ce que nous percevons comme matière est en fait un flux d’ondes, une vibration.

« Au commencement était le Verbe »

« Au commencement était le Verbe... et le Verbe était Dieu... et c’est par Lui que tout est venu à l’existence » (Évangile de Jean - chap. 1)

Ici, encore, les textes anciens sont étonnamment en accord avec les avancées de la science actuelle.

Ce prologue de l’Évangile de Jean semble planté là en contraste avec le reste du texte. Il a une forme hébraïsante contrairement au reste de l’Évangile. Il semble être un pendant avec le début de la Genèse notamment à cause de ce « au commencement » « beréshit » en hébreu qui signifie plus exactement « en tête »... (dans quelle tête, la tête de qui ?) Au commencement de tout ce qui apparaît il y aurait donc une vibration.

« Trente rayons se réunissent autour du moyeu de la roue mais... »

Mais revenons à cette « vacuité », ou autrement dit « vide » ; tout ne serait-il que vide ? Ce vide, selon les physiciens, serait bien plein. Il serait rempli d’informations qui, potentiellement généreraient toutes les formes de la matière.

C’est ce que nous apprenons en lisant ce texte du Dao de Jing fixé au 4e siècle avant notre ère et attribué à un hypothétique Lao Tseu (le vieux maître ou vieux bébé selon la traduction) mais très certainement transmis verbalement depuis des siècles auparavant.

Lao Tseu

Au chapitre 11 du précieux ouvrage on peut lire :

« Bien que trente rayons convergent au moyeu
C’est le vide médian
Qui fait marcher le char
L’argile est employée à façonner des vases
Mais c’est du vide interne que dépend leur usage
Il n’est chambre où ne soient percées porte et fenêtre
Car c’est le vide encore
Qui permet l’habitat
L’être a des aptitudes
Que le non-être emploie »

Une note de bas de page des traducteurs nous dis : « Rappelons ici que le non-être, dont le vide offre l’image, n’est pas ici le néant absolu, mais le Principe inconnaissable » Ainsi, un Principe inconnaissable émet une vibration, un son, (peut-être le « OM » hindou ?) et naissent les formes...

Le Dao de Jing, ce livre de sagesse nous fournit en bien des endroits des clefs qui correspondent très justement avec les avancées d’une science qui sort du rêve matérialiste et explore l’infiniment petit. Mais nous l’avons vu, il n’est pas le seul à véhiculer, outre une sagesse éprouvée, des indications scientifiques qui orientent vers une vision métaphysique révolutionnaire. Nous pouvons rencontrer ce genre de « pépites » dans la majorité des traditions.

Il convient alors de parler de « Tradition Primordiale »

Est-ce que nos ancêtres rédacteurs des Bhagavad Gita, Évangiles, Table d’Émeraude et autres écrits de Sagesse détenaient un savoir au sens actuel du terme ou une sorte d’intuition ? Ce qui est certain c’est qu’il existe une tradition (étymologiquement ce qui se transmet) qui affleure dans les livres, les dogmes de toutes les religions anciennes.

Il convient alors de parler de « la Tradition » ou « Tradition Primordiale » ou encore de « Tradition pérenne » voir de « philosophie pérenne ».

Derrière ces termes, nous découvrons une école de pensée qui au XXe siècle fut représentée par des grandes figures telles que Frithjof Schuon, Annanda Coomaraswami ou encore (et surtout) par René Guénon de façon magistrale. [2]

En préalable, pour bien comprendre ce dont il est question, il convient de poser que les traditions religieuses ont deux aspects concomitants, deux faces de la même médaille.

L’une est, l’officielle, celle du dogme et des croyances que l’on appellera « exotérisme » parce qu’elle est extérieure ; l’autre, véhiculée par, mais à l’insu de la première et cachée ou pour le moins voilée sera « l’ésotérisme ».

La « Tradition Primordiale » affleurerait donc dans les multiples formes religieuses traditionnelles qui sont, finalement des expressions différenciées d’une unique sagesse originelle ouvrant sur la métaphysique et la gnose.

Selon René Guénon « la tradition primordiale est la source première et le fond commun de toutes les formes traditionnelles particulières, qui procèdent par adaptation aux conditions particulières de tel peuple ou telle époque ».

Antoine Faivre, pour sa part, pense qu’il est également possible de retrouver ces enseignements par « La Gnose ». (Ce qui nous laisserait penser qu’ils sont inscrits dans notre ADN ou un ailleurs accessible par certains.)

Mais tous les traditionalistes partagent une même opinion sur l’origine de la « Tradition » : elle procède d’une source extérieure et transcendante, d’une révélation, elle n’est pas d’origine humaine.

René Guénon parle d’un esprit traditionnel et dit, dans un de ses ouvrages remarquable : « le véritable esprit traditionnel, de quelque forme il se revête, est partout et toujours le même au fond ; les formes diverses, qui sont spécialement adaptées à telles ou telles circonstances mentales, à telles ou telles circonstances de temps et de lieu, ne sont que des expressions d’une seule et même vérité » [3] Il va jusqu’à expliquer de manière très probante, la crise sociétale que nous traversons depuis le début du siècle précédent et qui devient plus que prégnante aujourd’hui. Il approfondira le sujet dans « La crise du monde moderne ».

Pour Carl Gustav Jung, l’homme est naturellement religieux.

Pour Jung, l’homme est naturellement religieux. La « fonction religieuse » est aussi puissante que l’instinct sexuel ou l’instinct d’agressivité. Pour lui ce n’est pas « Dieu » qui est un mythe, mais le mythe qui est la révélation d’une vie divine en l’homme. Ce n’est pas nous qui inventons le mythe ; il nous parle comme une « Parole de Dieu » et nous parvient, par la Religion, le dogme et les rituels (traditionnels). Car ces derniers sont de puissants psychodrames aptes à déclencher le processus d’individuation dont l’aboutissement est la réalisation du « Soi » c’est-à-dire la complétude divine et humaine... la divinisation de l’être humain. (cf. Les religions et confréries à mystères initiatiques)

Extrait du "Livre rouge" de Jung

Dans sa pratique de la psychanalyse, Jung a étudié les rêves et ses travaux dans ce domaine furent déterminants car ses investigations se sont enrichies de l’étude d’autres domaines des sciences humaines comme les religions, la sociologie, la philosophie, l’anthropologie, l’alchimie, la mythologie. De plus il fut en correspondance avec de prestigieux physiciens tels que D. Bhom [4] et Pauli [5].

On lui doit des découvertes importantes comme « l’inconscient collectif » qui décrit le fonctionnement humain lié à un imaginaire commun, le même, quelles que soient les époques et les lieux et ayant une influence voir conditionne nos représentations. (à rapprocher du « Noos » de Teilhard de Chardin ? [6]). (Serait-ce cela le « vide bien plein » ?)

Il a également découvert les « archétypes » qui sont des formes qui structurent les images mentales et l’inconscient collectif (on les retrouve dans la théorie des idées de Platon).

Selon C.G. Jung, c’est un processus psychique fondateur des cultures humaines qui détermine les modèles élémentaires de comportements et de représentations issus de l’expérience humaine à toutes les époques en lien avec l’inconscient collectif. (Le Christ, par exemple est une expression « archétypale ».)

Mais il n’est pas le premier ni le seul à parler d’images primordiales. Des philosophes les avaient déjà évoquées ainsi que l’influence de celles-ci sur le conditionnement de l’imaginaire et des représentations ; donc une forte influence sur l’humain. Ce concept a évolué, après Jung et jusqu’à des théories scientifiques modernes, ce qui en fait une formule qui reste d’actualité. [7]

La science quantique et l’effet « observateur »

Voici donc que différentes voies se rejoignent pour décrire ce qui a été plus haut nommé « Tradition Primordiale » et que reconnaissent comme telle la psychanalyse analytique, la philosophie, et la physique quantique.

Ainsi croyons-nous agir et nous serions agis ? La perception que nous avons du monde serait-elle une sorte de consensus. issue de l’inconscient collectif préformé par des archétypes ?

La science quantique a mis en évidence que l’observateur influe sur l’état et le comportement des particules qui composent la matière. Les particules élémentaires restent dans un état « indéterminé », une sorte d’états superposés jusqu’à ce que l’observateur entre en œuvre. Serait-il, ultimement, cet observateur, créateur des formes ? La question se pose aujourd’hui plus que jamais de savoir si la « réalité » que nous percevons existe en dehors de notre observation collective.

Nous voici revenus au « vanité des vanités »...enfin... « vacuité de vacuités ».

« Les hommes rêvent, et lorsqu’ils meurent ils s’éveillent »

« Nous sommes de l’étoffe dont sont faits les rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil. » écrivait Shakespeare dans La Tempête.

« Les hommes rêvent, et lorsqu’ils meurent ils s’éveillent » dit un hadith.

Les pratiquants assidus de la méditation savent que les idées ne sont pas issues de notre cerveau. Elles y passent, elles y transitent et nous les retenons, ou pas ; elles viennent d’ailleurs et nous n’en sommes que des récepteurs. C’est un mot qui passe dans le silence, une sensation qui ouvre le flux de la mémoire. Car la pensée est toujours issue du passé même lorsqu’elle concerne l’avenir : elle colle les schémas anciens sur demain et ainsi nous ne sommes jamais dans l’instant présent qui est, pourtant, le seul vraiment vivant.

La sagesse indienne nous dit que nous sommes les acteurs, scénaristes et spectateurs (et même l’écran) d’une sorte de film. Des scientifiques décrivent le monde comme une construction holographique... à la manière du filet d’Indra.

Pour le moment il nous faut pourtant se mouvoir dans ce rêve bordé par le temps et l’espace dont nous avons appris qu’ils sont parties intégrantes du « rêve » et n’ont de réalité en dehors de celui-ci. Un jour, sans doute nous éveillerons-nous pour nous apercevoir que nous savions tout depuis toujours (et surtout que nous sommes UN). En attendant nous apprenons que toute croyance est vaine (celle-ci également). Toute élucubration du mental, de l’ego est « vanité ». Il nous faut redevenir comme des petits enfants (dixit Jésus).

« Les bébés sont les grands sages (...). C’est le visage même de la sagesse qui n’est pas un visage de savoir. Je comprends qu’on ait représenté le Bouddha sous des formes toutes gélatineuses de bébé. Ils ont plusieurs vertus, ces gens qui ont très peu de jours. Une de leurs grandes vertus est de ne pas être aveuglés par un savoir. Ils regardent sans morale, sans philosophie, sans religion, sans aucune précaution. » Christian Bobin


Accès au forum

Abd Al Haqq

Les illustrations proviennent des sites :
 https://in.pinterest.com/armaligi/om/
 La première image du texte a été réalisée avec l’IA par les Baladins de la Tradition.
 La photo du filet d’Indra a été prise par Stéphanie David.
 https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Laozi_Daodejing.jpg?uselang=fr
 https://www.jlturbet.net/
 https://www.cgjung.net/livrerouge/


[1La Vulgate est une version latine de la Bible, composée d’une part, en majorité des traductions faites à la fin du IVe siècle par Jérôme de Stridon, et d’autre part de traductions latines indépendantes de ce dernier appelées Vetus Latina (« vieille [bible] latine »).

[2 "Le Règne de la quantité et les Signes des temps » - René Guénon - Dervy
"la Tradition Primordiale de René Guénon » - Lyazid Ami (Auteur), Jamel Bel Hadj (Auteur), Hervé Insa (Auteur), Djilali Zitouni (Auteur) - Art Royal ed

[3René Guénon, La crise du monde moderne, Éditions traditionnelles

[4 « La Plénitude de l’univers » - David Bohm - Editions du Rocher - 2005

"Selon les calculs de Bohm, chaque centimètre cube d’espace vide contient plus d’énergie que ce qu’on pourrait trouver dans toute la matière de l’univers connu. L’univers entier, tel que nous le connaissons, n’est qu’une simple petite trace d’excitation quantifiée en forme de vague, une ride dans cet immense océan d’énergie cosmique. C’est cet arrière-plan énergétique caché qui engendre les projections tridimensionnelles constituant le monde phénoménal que nous percevons dans notre vie de tous les jours...

"N’importe quel événement, objet ou entité, observable et descriptible, quel qu’il soit, est abstrait, d’un flux uni, indéfinissable et inconnu, le holomouvement... "

"David Bohm offre ici une nouvelle vision globale du monde qui représente une révision radicale de l’image de l’univers découlant de la science traditionnelle. Bien qu’inspiré à l’origine par les paradoxes de la physique quantique relativiste, son modèle offre de profondes implications concernant un vaste éventail de disciplines scientifiques comprenant la biologie, la recherche sur le cerveau, la psychologie, la psychiatrie, la linguistique, la sociologie, la science politique, l’économie et l’écologie." Stanislav Grof (Extrait de la préface)

[5 « Synchronicité : Le rapport entre physique et psyché de Pauli et Jung à Chopra »
Massimo Téodorani ; (Macro ed. 2025)

[6Par Noosphère, Teilhard désigne le milieu, ou la dimension, de pensée et de conscience qui, depuis le début de la vie sur Terre a progressivement évolué pour finir par envelopper et imprégner toute la biosphère, à la manière d’une autre atmosphère, faite cette fois non pas d’oxygène, mais de psychisme.

[7 "Les racines de la conscience » C.G. Jung (Lgf Poche ed)

Cette page a déjà été visitée 68 fois.


AUTRES ARTICLES DE CETTE RUBRIQUE "Dieu" et la civilisation UIGOUR... Lévitation Sophia perennis et physique quantique

D'autres articles du site à consulter sur les thèmes traités ici :

Archétype
De la physiologie du mot à l’essence du verbe
Vers une théorie de l’art - la musique
Via dolorosa et Unicité

Bhagavad Gita
Rama, l’homme idéal
Le mythe de Rama : un peu d’histoire
La Bhagavad Gita
La doctrine de Martinez de Pasqually

Bible (Ecclésiaste)
"Mata…"
Simplicité (priez pour nous)

Bobin (Christian)
Christian Bobin

Bouddhisme
Au monastère Root
Du carbone au diamant
24h de méditation pour la Terre (16h-17h)
Le Diable
De Buddha-land

Christianisme
Pourquoi une étude ayant pour sujet le prophète Elie ?
Swami Premananda évoque notre monde, le futur, les religions...
L’église d’Irlande : son substrat celte
Saint Colomban et le monachisme du 7e siècle
Le Chemin de croix, voie de Lumière et de Connaissance

Dieu
Angelus Silesius
Matins
Fidélité à Notre Dame
De Shivanataraj au Shivalingam
Thérèse de Lisieux

Ego
Retour sur Vipassana. Méditation marathon
Swami Premananda : la libération
Etape 5 : De Caspe à Escatron
Méditation marathon (suite et fin)
Etape 33 : De O Cebreiro par Triacastela à Sarria

Enfance (Esprit d’)
Thérèse de Lisieux : juin 1897
La Spiritualité dans les chansons des "Derniers Trouvères"
Pierres d’illusions
Thérèse de Lisieux : 1895
Thérèse et Jeanne Guyon...

Espace - Temps
Mâ Ananda Moyî
Et voici que le voile du Temple se déchira...
Swami Premananda : passé, présent, futur ...
"Dieu" et la civilisation UIGOUR...
Voyagerions-nous au sein d’un Jeu ?

Esprit - Matière
La Forge de l’existence
Le Supramental : une autre planète (3)
Maître Yoda
Puissance
Emmanuel Swedenborg

Evangile de Jean
Le vendangeur du Mont-Saint-Michel
Sous le signe de la Balance : septième jour
Au jardin des Oliviers
X - Jésus dépouillé de ses vêtements
II - Jésus chargé de sa croix

Guénon (René)
Seule la soif de l’Un nous éclaire
Le motif central de la marque
Autour du mythe de Rama
Le mystère d’une marque au Quatre de chiffre sous les couverts de Mirepoix
L’histoire

Hindouisme
"L’Inde, pays de la lumière, de la connaissance"
Les Maîtres de la Tradition dans l’œuvre de Raymond Bernard
La cosmogonie de Jacob Boehme
La Société Angélique
Le Sri Yantra : une philosophie

Indra

Jaïnisme

Jung (Carl-Gustav)
Ma pierre
Jacob Boehme et la naissance de Dieu
Carl Gustav Jung

Lao Tseu
Souplesse
Initiation : transmettre ?
Sur les traces du sanglier
Lao Tseu

Légende, mythe
Le sacrifice du dieu Odin
La légende de saint Mexme à Rivière
La légende des Sept Dormants
La fontaine de Barenton
Etudier l’Atlantide, est-ce vraiment sérieux ?

Matière
"Le monde est fait d’apparences."
Judas trahit Jésus : vraiment ?
"Il n’y a pas de séparation entre les plans."
Le voile d’Isis retombe sur le mystère brumeux

Musique et chants spirituels
Grottes de Barabar
O peuples du Nord !
Le rituel de l’Abishekam
Les Bâuls et la musique
L’instrument et la mélodie

Orgueil
A Tomar : Silêncio e Segredo
Le chant de l’humilité
Ombre et Lumière dans Harry Potter

Physique quantique
L’Unicité dans l’histoire de la pensée

Réalité
Swami Premananda : choisir sa vie
Retour du ballonné
Inde incroyable et inépuisable
Pratiques - suite (Kannur )
Etre vrai !

Religions
Les lingams venus d’en haut : un plan sur la comète...
Raymond Bernard : "ce village global, universel qu’il faut réaliser"
Qui suis-je ?

Rêve, songe
Le dormeur d’Amiens
Reflets
Pshit
Bruno en Chartreuse
Avis de temps-pète

Roue
Noël... ou le renversement des valeurs
Swami Premananda : être ou ne pas être...
Le lion de Chamalières-sur-Loire
L’expédition de 1421

Sophia (Sagesse)
La colère de Jonas
La loi des polarités sexuelles et de la folie
Qu’est-ce que la littérature ?
Le "Vieux Code" : à l’origine de la recherche
Séraphîta

Sujet - Objet
Gros vent !
Pet de travers
Victor Hugo
Intime tintamarre

Tao Te King
La Théologie apophatique
Initiation : la praxis

Temps
Moment choisi pour la cueillette
Moi, Lumière
C’est par où, Moi ?
Pas le choix !
François Jollivet-Castelot

Tradition primordiale
Rencontre avec Jean-Pierre Bayard : en guise de conclusion...
Le "Collège des Sages" de l’Atlantide
Jean-Pierre Bayard et la Tradition
Ecriture et tradition
Gardiens terrestres du secret : les chevaliers

Vanité

Védas
Le Mantra Yoga
La naissance de Mithra

Vibration
"Rien par conséquent n’est inanimé."
Le Temple de Lanleff
Jai Guru !
Réaliser un Sri Yantra
La Pierre, mémoire jaillie de la Source

Vide
Les toupies de Hanoukkah
Le Supramental : une autre planète (2)
Toupie, mouvement du vide
Sur la nudité du Christ
Au matin de la résurrection

Vie - Mort
Sous le signe du Scorpion : huitième jour
XIV - Jésus mis au tombeau
Une phrase à méditer ...
Le site des Baladins de la Tradition en péril !
Et Jonas dort

Zoroastrisme
Une vision de la société : la Théocratie
Le "Vieux Code" : aux origines de l’homme ?


Il y a actuellement 0 contribution(s) au forum.


Ajouter un commentaire à cet article

 


Accueil - Alphabétiquement vôtre - Sur les Routes - Horizons Traditionnels - Champs du monde - Vie du site - Plan
Copyright © 2002/2026 - Les Baladins de la Tradition