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Raymond Bernard
A travers le monde avec Raymond Bernard
A Bruxelles, avec Raymond Bernard |
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A Bruxelles, avec Raymond Bernard
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Evoquer les lieux dont Raymond Bernard a parlé dans ses écrits, c’est se donner l’occasion de découvrir ou de redécouvrir ses ouvrages et peut-être, de se laisser inspirer lors de futures promenades... La première fois que Raymond Bernard évoque Bruxelles dans ses livres, c’est à l’occasion de la rencontre d’un homme qui va l’aborder dans un avion à destination de Londres qu’ils prennent ensemble le 21 mai 1964. Il relate ceci dans son ouvrage "Rencontre avec l’insolite" dont il partage la première version avec les membres de l’Ordre rosicrucien AMORC en 1967. Raymond Bernard ne connaît pas l’homme qui lui parle dans l’avion de Londres, mais il a une impression de "déjà vu" et soudain, la mémoire lui revient : « Tout à coup, je me souviens ! C’est à Bruxelles, quelque temps auparavant, que j’ai vu cet homme. Je faisais le tour guidé de la ville et il était à quelques sièges devant moi dans le car. A l’une des stations, j’étais près de lui pendant les explications du guide. Il m’avait souri courtoisement, et, en montant dans le car comme j’étais devant lui et l’avais par mégarde bousculé, je m’étais excusé. J’avais cru entendre : "... see you later", mais je supposai avoir mal compris, car comment aurais-je pu revoir quelqu’un que je ne connaissais nullement ? Et j’avais oublié l’incident. Tout cela me revenait à présent à la mémoire et je pensais que "décidément, le monde est petit". » [1] Quatre ans plus tard, en 1968, Raymond Bernard rencontre celui qu’il nomme le "Maître inconnu" dans trois grandes villes européennes. [2] La première a lieu à Bruxelles, nous sommes en juin 1968. L’Atlantide est le thème central de ces rencontres. Raymond Bernard partage son récit avec les membres de l’Ordre rosicrucien AMORC en 1969 dans son ouvrage "L’Empire invisible". « Parce que je suis français, peut-être devrais-je me sentir flatté lorsqu’un ami belge m’affirme que Bruxelles est un « petit Paris », mais au Liban la même chose m’a été dite de Beyrouth, et ailleurs dans le monde, d’autres villes. Or, ni Bruxelles, ni Beyrouth, ni d’autres villes ne sont Paris en miniature. Chaque grande cité, sur notre terre, possède son originalité propre et ses merveilles exclusives. Beyrouth a les siennes, les autres capitales aussi, et Bruxelles m’enchante parce que Bruxelles est Bruxelles et non pas une simple copie de Paris. Que diverses influences, au cours des âges, aient embelli Bruxelles d’admirables joyaux, cela ne saurait être contesté, mais la parure n’est qu’un hommage à la beauté et si Bruxelles a reçu tant d’ornements de ceux qui la convoitèrent, n’était-ce pas d’abord pour tenter - en vain - de conquérir ses charmes naturels ?... Bruxelles, pour qui s’y attarde, est une passionnante découverte que j’ai eue maintes fois le privilège d’entreprendre de nuit comme de jour, et que je suis loin d’avoir menée à son terme. Parmi les trésors que mon souvenir a recueillis, et que le vôtre, tôt ou tard, partagera, la Grand’Place est celui au rythme duquel, avec amour, mon cœur vibre à jamais. Une telle splendeur ne se décrit pas, elle se subit avec volupté, et c’est une jouissance si sublime et si variée, selon l’heure et le temps, que d’instinct, on en recherche l’étreinte, même si d’autres « choses » qu’il faut pourtant connaître à Bruxelles, ont temporairement captivé notre curiosité... En cette nuit de Juin, j’ai donc, il y a quelques instants, quitté l’hôtel Amigo tout proche et me voici sur la Grand’Place illuminée, baignée, de sa féérique splendeur et dans l’inexprimable joie que soulève la contemplation de la beauté. Les promeneurs du soir ne m’incommodent pas. Je suis tout entier à la Grand’Place et à moi-même. » [3] Quelques années plus tard, de 1977 à 1979, puis de nouveau de 1984 à 1988, Raymond Bernard rédige chaque trimestre une "Lettre de Nulle Part" destinée aux membres de l’Ordre de la Rose-Croix AMORC. Il y partage des récits personnels mais aussi des copies de documents rares concernant la Tradition. [4] Dans la "Lettre de Nulle Part" N°11 envoyée en juillet 1979, Raymond Bernard partage de larges extraits du premier numéro du Journal de la FUDOSI. [5] Voici donc quelques lignes particulièrement évocatrices de l’importance de la ville de Bruxelles extraites de ce Journal de la FUDOSI daté de novembre 1946 et cité par Raymond Bernard en 1979. [6] 1. Une Date Importante Le Dimanche 21 Juillet 1946 a été une date précieuse dans l’histoire mondiale de l’Initiation. C’est en effet à ce moment que les Initiés réguliers des deux hémisphères, réunis en un Congrès solennel après sept années de séparation, de guerres et de cruelles épreuves, ont pu célébrer en commun les joies de l’amitié fraternelle et les bienfaits de la collaboration la plus étroite entre tous les Ordres authentiques de l’initiation. Cette séance importante s’est tenue à Bruxelles, capitale de la Belgique, qui est devenue depuis douze ans le centre occulte de toutes les activités ésotériques du continent. Si la loi de Brück a établi que la civilisation a passé de peuple en peuple en partant de l’Est pour aller vers l’Ouest, il est non moins exact que la FUDOSI a découvert une loi tout aussi vraie qui veut que « le centre de l’Initiation se déplace et remonte constamment du Midi vers le Nord ». Du Nil à Eleusis, de Crotone à Rome, de Toulouse à Lyon et Paris, l’initiation secrète est remontée cette fois vers Bruxelles qui vit naître la FUDOSI et vient de la voir fleurir avec une nouvelle vitalité. Dans le Temple secret de Bruxelles, les délégués de tous les Ordres réguliers, loin de la foule profane et des remous politiques de l’heure, en toute ferveur et en toute piété, se sont réunis en Convent International, pour la cinquième fois depuis la fondation de l’Institution. Une grâce céleste a béni leurs travaux. Rassembler ces extraits dans lesquels Raymond Bernard évoque la ville de Bruxelles est générateur de méditations de par les concordances qui s’en dégagent. Et l’on pense aux lectures alchimiques qui ont été faites des maisons de la Grand’Place, [7] à la magnifique église Notre-Dame du Sablon, si riche de symboles, au parrainage de l’archange saint Michel et bien sûr au destin international que la capitale belge a acquis plus récemment, de l’exposition universelle de 1958 dont le symbole marque encore les esprits, au choix de l’Union européenne d’y établir son siège. Il est assez facile de trouver les ouvrages de Raymond Bernard sur les sites de ventes d’ouvrages d’occasion. On les trouve également en version électronique. Pour accéder aux liens, cliquer sur les couvertures. |
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Les illustrations proviennent des sites :
[1] Raymond Bernard - Rencontres avec l’insolite - 1967 - Chap. I : Première rencontre [2] Pour en apprendre davantage sur le "Maître inconnu" que rencontre Raymond Bernard, voir Le Maître inconnu dans "L’Empire invisible" [3] Raymond Bernard - L’Empire invisible - 1969 - Chap. IV : Bruxelles [4] Ces "Lettres de Nulle Part" seront rassemblées et publiées par les éditions Zotheca en 2012. Voir : Lettres de Nulle Part [5] La FUDOSI - Fédération Universelle des Ordres et Sociétés Initiatiques - était une fédération d’ordres et de sociétés autonomes ésotériques ou mystiques, fondée le 14 août 1934 à Bruxelles, en Belgique, et dissoute en 1951. Voir cette page en anglais : https://en.wikipedia.org/wiki/FUDOSI [6] Il est possible de télécharger une copie de ce document historique ici : https://fr.scribd.com/document/519967957/Fudosi-Journal-1946 |
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