Sadhinata
lundi 26 septembre 2005

par Arkhghan


La première fois que j’ai rencontré Sadhinata, je pourrais dire que pour moi elle a surgi.

Nous avions pris contact par téléphone, sans délai, elle s’est rendue à mon domicile. Je ne l’avais jamais vue, mais cette femme d’un âge que l’on ne doit pas dire, fait 20 ans de moins.

C’était une apparition : un visage long et pâle encadré par des grands cheveux tirés en arrière de la tête. Aucun détail n’échappe au disque azuré de l’iris qu’elle fixe dans l’espace comme pour capturer le moindre frémissement de vie. Sadhinata a des yeux de peintre, pétillants d’un amour fort et tendre du monde et des êtres. Un tel regard aura été nourri par des souvenirs que seul un poète peut avoir construit, à moins qu’il ne cèle la mémoire d’on ne sait quel paradis perdu.

Grande, mince, vêtue à l’indienne, mais plus comme un homme que comme une femme, dans des dominantes orange, sa silhouette se dessinait dans l’espace avec une grande netteté. Elle annonçait tout de suite la couleur ! Puisque Sadhinata est peintre, elle ne peut m’en vouloir d’avoir voulu la "croquer" en quelques mots...

Mais, en matière de couleur, j’étais, abstraction faite de ses vêtements, porté à penser en la regardant au gris et au blanc. Pourquoi donc ? Ah oui, j’y suis ! Elle me fait penser au personnage de Gandalf le gris devenu Gandalf le Blanc après avoir passé l’épreuve surnaturelle de la traversée des cercles de feu et de glace dans " Le Seigneur des Anneaux ", le film adapté du récit de Tolkien.

L’entretien qui va suivre est la reprise de l’enregistrement d’une interview publique réalisée pour la fête du Yoga en Janvier 2005 à la Maison du Champ de Mars de Rennes. Cette manifestation annuelle est organisée par la dynamique association " Yoga Rennes. "

Pour les Baladins de la Tradition, nous inaugurons ainsi la rubrique " Rencontre ". La rencontre, c’est enfin faire exister l’autre, se laisser prendre par ses talents ou son charme, vouloir en apprendre le plus de choses possible pour soi-même, apprendre de lui ou d’elle surtout : comprendre comment on peut vivre ? La rencontre véritable se déroule sur le mode du plus que deux, elle implique toujours une transcendance qui nous a prédestinés à la croisée des routes. Celui que l’on rencontre, c’est le Divin en l’autre et c’est le Divin qui nous fait rencontrer l’autre comme il est vrai que l’on ne rencontre l’autre que lorsque l’on a rencontré le Divin aussi bien en soi qu’en l’autre. L’Un en soi, l’Un dans l’autre.

Nous rencontrons Sadhinata parce qu’elle a rencontré l’Inde et plus particulièrement les Bâuls. A travers elle ce sont un peu les Bâuls que nous allons rencontrer nous aussi. Les Bâuls sont des Baladins, Sadhinata aussi, c’est donc une rencontre de famille !!!

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Photo de Sadhinata prise par "Les Baladins de la Tradition".

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Sadhinata
1er août 2009, par Arkhghan

Des précisions ? Entre Janvier 2007 et Juillet 2009 Anna Mâ Baûl Sadhinata a été clouée sur son lit avec toute sa conscience sauf vers la fin où elle pouvait s’échapper par le sommeil , les soins médicaux dit palliatifs lui ont été d’un grand secours car plus de deux ans et demi immobilisée ainsi pour notre grande voyageuse c’était une cruelle épreuve dont elle est maintenant délivrée. Merci pour la citation de Mâ Ananda Mayi. Je vais m’adresser à elle maintenant :
Oui je te parle Anna car tu a profité que j’avais les talons tournés pour te sauver avant que je n’aie eu le temps de te dire Adieu. Pourtant Isabelle et moi étions toujours aux nouvelles et la situation actuelle pouvait encore se prolonger très longtemps mais tes prières et les nôtres ont été entendues. Mais c’est ton style tu es partie comme tu avais surgi dans notre vie , sans crier gare. J’avais encore des choses à te dire qui devaient te faire plaisir : mon intention de consacrer un local au Mans dans la décoration de tes Sri Yantras et de fonder une association « Sri Yantra »pour soutenir des activités culturelles et humanitaires autour de l’Inde encrée sur ce local pour prolonger ton inspiration. Si tu m’en avais laissé le temps j’aurai voulu aussi te dire ce que j’ai aimé en toi et dans notre amitié. Ce qui vient tout de suite c’est certainement ton amour de l’Inde où tu as reconnu un monde encore vivant où les forces spirituelles agissent encore pour guider l’âme, porte de sortie salvatrice s’il en est au milieu de notre enfer moderne dominé par le mental.. Mais le plus important Jai Guru Jai Guru ! : Tu avais compris l’importance, la nécessité, la dévotion, le respect et la fidélité que l’on doit aux Maître spirituels dans une recherche sincère. Or compte tenue de l’ouverture de ta recherche, de ta personnalité tellement libre, autonome, résolue, déterminée, tu as fait la démonstration que ceux qui suivent les Guru contrairement aux clichés véhiculés en occident, ne sont en rien des gens sectaires, faibles, influençables, dépendants, et manipulés ! Et de fait tu a été un petit Maître, tu en as l’étoffe alors que tant d’autres jouent ce rôle pitoyablement. De façon plus personnelle ce que j’ai apprécié à ton contact c’est de me trouver avec une femme n’ayant aucun narcissisme, aune prétention, ne se prêtant à aucun jeu, ne prenant jamais la pose, mais se plaçant elle-même toujours c’est ç dire dans l’instant et à chaque instant, au plus haut niveau d’exigence et de rigueur possible et stimulant chez les autres parfois avec douceur, parfois de façon véhémente cette même exigence d’authenticité. Voilà des qualités qui ne sont pas si courantes ni chez les artistes ni chez les chercheurs de Dieu. Faut il parler de l’absence totale de médisance ou de malveillance de mesquinerie ou de souillure vitale dans ton noble et pur esprit ? Compte tenu de ta forte personnalité j’avais pu craindre au début que des tensions n’apparaissent entre nous, ton défaut principal étant la colère et l’impatience cette force aurait pu rencontrer son homologue chez moi.
Mais, loué soit Shiva, il n’y a jamais eu la moindre ride, l’accord a été parfait, notre relation totalement paisible, respectueuse, la compréhension totale sans aucun effort. Tu jouais tout le temps juste et à mon tour je ne pouvais ni faire de fausse note, ni briser l’harmonie des couleurs que nos auras ne cessaient d’inventer en contemplant tes peintures et en rêvant de Mother India.
Je vais terminer par ce cri arabe Libanais que tu avais emprunté à sœur Emmanuelle : Yallaaa ! En avant !


Sadhinata
15 janvier 2007

Une petite pensée pour Sadhinata qui vient d’être rapatriée du Bengale dans un éta de santé critique.Une pensée pour notre amie.


> Sadhinata
23 octobre 2005

Si on peut poser nous aussi des questions à Sadhinata, je vousdrais savoir si elle faitusage du nombre d’or dans ses toiles.


> Sadhinata
2 octobre 2005, par Gilberte

Bonjour à tous

Je connais très bien Sadhinata.Car elle a beaucoup d’amis et d’amies et pas seulement au Bengale mais ici aussi en France.Elle va être de plus en plus connue puisqu’il y a un article d’elle dans le dernier numéro d’Infos Yoga.
C’est la meilleure revue de Yoga en France, en tout cas la plus agréable à lire parce que très vivante.
Ce qui est curieux c’est que l’aritcle sur Sadhinata fait suite à un article sur l’Arunachala, on dirait même que c’est dans le mêùe dossier, il y a plein de couleurs oranges dans les photos.Or, il n’y a pas de hasard, Sadhinata se penche de plus en plus sur cet endroit magique de l’Inde.Elle devait y aller l’hiver dernier mais au moment du Tsunami, alors arriver à Madras dans ce chaos. Autre choses il y a un autre article avec une photo d’Anando dans ce numéro. Par contre je me demande dans quelle position biscornue se trouvait Mathieu quand il nous a plaçé le Bengale dans l’Inde du Nord ! Alors Mathieu !!! A moins que ce soit un blague du plus grand des yogis : Léot le Chat. Du moins on doit faire la promo de cette super bonne revue ;
Infos Yoga Lahaute Jambière 35320 Lalleu
Infosyoga wanadoo.fr tél : 02 99 43 17 90/06 65 27 55 74
Votre site est pas mal non plus et je vois que vous appréciez également l’humour, c’est bien et bravo pour cette interview de Sadhinata, j’attends la suite.

Gilberte


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