A propos de Kyot...
mercredi 8 janvier 2003

par Voldor


Vous venez de lire sur ce site l’article sur "Kyot, le maître sage" et vous souhaitez vous exprimer à son sujet... Ce forum vous est ouvert...

Pour répondre à cet article

Pour consulter le forum lié à cet article

Voldor

 

Cette page a déjà été visitée 8640 fois.


AUTRES ARTICLES DE CETTE RUBRIQUE A propos de Kyot... Kyot, le maître sage

D'autres articles du site à consulter sur les thèmes traités ici :

Celtes
Saint Colomban et le monachisme du 7e siècle
Oeuvrons pour le Printemps de la Planète !
Etape 29 : De Hospital de Orbigo par Astorga à Rabanal del Camino
L’église d’Irlande : son substrat celte
La Lumière de Beltaine
Au Palazzo Grassi, à Venise, découvrez l’exposition "Rome et les barbares".

Masculin - Féminin
Le docteur Jouissance
"Ce sera l’Ere nouvelle fondée sur l’Esprit"
Souvenirs imaginaires de Lady Margaret Gordon
La fontaine de Barenton
Le mythe de Rama (5)

Merlin
Kyot, le maître sage
En forêt de Brocéliande
Saint Blaise et Saint Loup
Blaise, le compagnon de Merlin
Brocéliande : quelques liens...

Romans de la Table Ronde
Saint Colomban : la légende
Forum sur Merlin
Merlin
"Le Graal, c’est l’accession au secret de la vie universelle..."
Thérèse de Lisieux : 1888


Il y a actuellement 14 contribution(s) au forum.


A propos de Kyot...
28 juillet 2012, par Azalais

Quelques réflexions un peu en vrac.

Kyot = Guillaume d’Orange ? Intéressant, mais quand Wolfram s’intéresse à Guillaume, il le nomme à l’allemande Wilhelm (casque de la volonté, joli nom pour un guerrier spirituel). Il n’est pas impossible qu’il l’ait toutefois dédoublé puisqu’il parle de Kyot "der Provenzal", ce qui évoquerait bien Orange. Il le nomme aussi Kyot "der meister", le maître. Je viens de relire le passage sur mon exemplaire en vieil allemand. Maître en son art ou maître spirituel ?

Kyrie eleison : la traduction par "seigneur, aie pitié" est en fait une double traduction à partir du latin miserere nobis, mais elle est assez fausse. En grec, il existe un jeu de mots entre eleos, la miséricorde, la compassion, èlios, le soleil et la folie qu’il entraîne, eilè, la chaleur douce du soleil, eili- racine qui suggère un mouvement tournant (hélicoïdal) et aussi la pureté, voire le trou du serpent, eileos. A quoi il faut ajouter un terme qui désigne l’huile et l’adjectif ilaos qui veut dire favorable, bienveillant. En grec, tout cela se prononce à peu près de la même manière. Dans un même son, on demandait donc la compassion, l’onction royale de guérison, de purification, la chaleur vivifiante et la bienveillance divine. C’est autre chose qu’un gémissement culpabilisant mais en passant du grec au latin puis au français, on a perdu le buissonnement du sens.

La question de la souffrance, de son origine, c’est aussi celle de la transformation qu’elle entraîne. Se contenter de la subir ou de la regarder passivement fait vivre dans un monde en ruines mais il faut peut-être passer par cette expérience de la terre gaste pour comprendre qu’il est nécessaire de la questionner, de s’interroger aussi sur ce qui vient la transfigurer : le Graal est porté par Repansche de Joye, celle qui répand la joie. Le mystère le plus profond, c’est aussi que cette Joie n’abolit pas la blessure mais la transfigure et le monde avec elle.


A propos de Kyot...
17 octobre 2007, par Ephodhebus - Garanos

Bonjour Voldor

j’ai relu les interventions sur le site à propos de Kyot et il apparait qu’une singularité ait eté omise. Wolfram et Dante soulignent l’intervention des "maisnies du st graaal" ce que Dujols confirme également dans la chevalerie , la maisnie du graal est hors du temps humain et fut en liaison et initiée par les cabalistes astrologues Harodims juifs..de Provins ( initiation de 3 maisnies à 3 niveaux différents ) et de Champagne enseignement que l’on peut comparer à la dawat alchimique arabe ou les grandes transmissions du méphitique Assan ibn sabbah le vieux de la montagne. Ces révélations alchimiques comme la vie de jésus alchimique souchées sur les fenderies , et chevaleries des initiés du nord ( Thotts , druvids etc ) firent le Temple. Les romans du graal des 4 Ecrits paraissent comme 4 évangiles nouveaux. Comme d’ailleurs les 4 écoles de Constructeurs, le glyphe de jupiter patron des dieux signant l’Oeuvre. Une contribution à la compréhension des formes du graal.Les idées de Rudolf Steiner et les lieux du Goethéanum et d’Arlesheim donnent également une autre réponse beaucoup complète sur le mystere du graal occidental ,je vous sugger d’y aller faire un voyage initiatique..avec le livre des hierarchies spirituelles ..bonne route , bon chemin à Tous...



Site : loges , Yomar Templier et Maisnies druidiques

A propos de Kyot...
11 octobre 2007, par Ephodhebus

bonjour un bel article de foi. Kyot n’est peut etre pas de Tolède mais de France , il a été initié à l’astrologie des mages chaldéens et perses , le roman parait plus de 2 siècles apres la vie du vrai Kyot semble t’il . le roman établit son fondement et postulat sur une astrologie ésotérique. Pour Perceval il faut le lire avec les clés rituelles du druidisme , de l’alchimie et de l’astrologie .Bon courage ...



Site : kyot

A propos de Kyot...
1er mai 2006, par Bayazid

Ce que nous apprend le Parsifal de Wagner

Merci, Voldor pour ce texte, et cette belle question posée sur la souffrance et la miséricorde.
En vous lisant, il me vient en mémoire le Parsifal de Wagner.
On peut penser ce que l’on veut de Wagner (de l’homme et de sa musique). Mais l’on ne peut pas ne pas voir (et entendre) en son Parsifal, la légende de celui qui va « rétablir l’amour dans sa totalité » (G. Rouvillois).

Dans le livret de l’opéra de Wagner, le château d’Amfortas, le roi Pêcheur, est situé en pays cathare. De cette « hérésie » chrétienne, Wagner retient une conception de l’amour « divisé » entre l’amour spirituel et l’amour charnel. C’est de cette division que sont malades Amfortas et ses chevaliers : car Amfortas exige de ses chevalier une continence absolue.
Le magicien Klingsor, le chevalier déchu parce qu’il s’est castré pour ne pas avoir à subir la tentation, s’est donné pour but de tenter de faire chuter les chevaliers, au moyen du charme érotique de ses « filles fleurs », et notamment de Kundry (invention wagnérienne de la femme fatale parce que « double » elle aussi).
Le symbole de cette division de l’être (l’amour charnel opposé à l’amour spirituel) , c’est la lance perdue par Amfortas, juste après qu’il fut blessé au flanc, parce que surpris par Klingsor dans les bras de Kundry. Le roi donc, se meurt peu à peu de cette maladie de l’amour divisé.

Parsifal ne sait pas poser la question parce que son innocence fait qu’il ne connaît pas cette maladie. Il devra, durant son errance en acquérir l’expérience pour la comprendre.
Cette version du mythe nous fait comprendre que pour poser une question, il faut déjà avoir, au fond de soi, la réponse (ce que nous apprend le Yi-King, par exemple)

Le retour de Parsifal au Château, avec la lance retrouvée (arrachée à Klingsor), permet la réunion de la lance et du Graal, du masculin et du féminin.
C’est l’Amour dans son unité/Trinité retrouvée : Eros, Caritas et Agape.

L’opéra de Wagner décrit la longue initiation de Parsifal (fils d’une veuve, « chaste fol » que sa virginité rend perméable à la grâce). L’errance initiatique de Parsifal lui aura appris à être un Homme, tout simplement. Il prendra donc la place d’Amfortas comme « roi du Graal ».


A propos de Kyot...
30 avril 2006, par roland berdot

Le Graal n’est-il pas en chacun de nous ?
La recherche de l’étincelle divine enfouie en nous est si difficile qu’il faudrait cesser de détourner la quête
sur un objet-symbole qui n’a aucun fondement historique.



Site : kyot

> A propos de Kyot...
2 décembre 2005

Bonjour Voldor. Kyrié Eleison est le grand mantra chrétien. Votre article est superbe. On nous parlerait donc dans ce mythe d’une science de l’âme perdue.
Science perdue, je veux dire mais pour âme perdue aussi. C’est la maïeutique de Socrate. Il est normal que Perceval échoue le test, il ne sait pas encore poser les questions, il est un disciple. La recherche phénoménale tourne autour d’un jeu de questions/réponses. Elle est sans fin car sans fins et car il y a toujours des questions après les réponses. La recherche de la Connaissance est l’art de poser les questions sans attente de réponse.
C’est ainsi que je comprends ce mythe.
Mais vous en donner un éclairage très compassionnel qui me touche beaucoup.
Certains saints se nourrissent directement en effet de forces prâniques. Il anticipent la vie Divine.. Des êtres purs endurent de grandes souffrances.
Des êtres impurs également. C’est la souffrance elle-même qui est La question. Devant la souffrance ne devons-nous pas cherche le pour quoi autant que le pourqoi Chercher ce que cette souffrance veut faire tout autant que sa cause. Car le plus insupportable serait que la souffrance ne serve à rien tout autant que le fait qu’elle soit sans cause.
Je vous remercie Voldor.

Nicolas Ambroise


> A propos de Kyot...
3 mars 2003, par Gautama

Merci Voldor pour cet article sur Kyot.
Moi aussi je suis frappé par la simplicité de la question au Roi pêcheur.
Il faut chercher la source de la souffrance. C’est cela la quête.
C’est cela la grande médecine des corps et des âmes.
C’est de là que vient la compassion.


> A propos de Kyot...
20 février 2003, par janine

je suis restée sur ma faim. Qui est KYOT réellement. Ce nom a traversé ma vie plusieurs fois déjà, me laisant dubitative. Comment trouver d’autres informations à ce sujet.


> A propos de Kyot...
10 février 2003

Merci Voldor pour ce message où la Légende rejoint le coeur de chaque être dans sa quête personnelle, si idéale et si quotidienne à la fois.
Nous possédons tous un Lancelot, une Guenièvre ou un Arthur dans notre sanctuaire personnel : il faut les laisser s’exprimer tour à tour, sans en discréminer aucun, en les aimant tous et alors peut-être apparaîtra le Graal ...


Pour ajouter un nouveau commentaire à cet article

 


Accueil - Alphabétiquement vôtre - Sur les Routes - Horizons Traditionnels - Champs du monde - Plan du site
Copyright © 2002/2019 - Les Baladins de la Tradition