Kyot, le maître sage
mercredi 8 janvier 2003

par Voldor


Dès les premières pages de son livre, "Parzival", qu’il fait paraître en 1203, Wolfram von Eschenbach nous indique ses sources :

"...Kyot, le maître bien connu, trouva à Tolède, parmi des manuscrits abandonnés, la matière de cette aventure, notée en écriture arabe. Il fallut d’abord qu’il apprit à discerner les caractères a, b, c (mais il n’essaya point de s’initier à la magie noire). Ce fut grand avantage pour lui d’avoir reçu le baptême, car autrement cette histoire fut demeurée inconnue. Il n’y a point, en effet, de païen assez sage pour nous révéler la nature du Graal et ses vertus secrètes..."

"...Kyot, le maître sage, chercha alors dans les livres latins où avait pu vivre un peuple assez pur et assez enclin à la vie de renoncement pour devenir le gardien du Graal. Il lut les chroniques des royaumes de Bretagne, de France et d’Irlande et de beaucoup d’autres encore, jusqu’à ce qu’il trouvât en Anjou ce qu’il cherchait. Il lut en des livres véridiques l’histoire de Mazadan. Il trouva notée toute la suite de ses descendants : il vit en un autre endroit comment Titurel et son fils Frimutel avaient transmis par héritage le Graal à Amfortas, qui avait pour soeur Herzeleide, et c’est avec celle-ci que Gamuret avait engendré un fils qui est le héros de ce conte..."

Kyot, appelé le maître sage, apparaît comme celui qui a découvert l’histoire du Graal. Il semble ainsi désigné implicitement comme le porte-parole de la Tradition. Alors, si Kyot a un message à transmettre, quel est-il ? Et, nous intéresse-t-il encore aujourd’hui ?

Mais laissez-moi en quelques mots vous aider à replonger dans cet univers si particulier. Voyez un pays fait principalement de forêts. Vous y chevauchez tranquillement. Sentez cette odeur d’humus mouillé, ces bruits tout à la fois inattendus et familiers qui vous entourent. Vous êtes vêtu en chevalier, un écu à vos armes au côté, votre lance au repos et votre épée. Mais voici l’orée du bois, une grande plaine s’étend devant vous et au loin une forteresse. C’est le château du Roi de ce pays : il a nom Arthur, fils d’Uther Pendragon. Vous demandez l’hospitalité. L’on vous introduit dans la salle des banquets. Le Roi est là, entouré de toute sa cour. Le silence se fait à votre entrée. Vous vous présentez. Le Roi vous invite à prendre place à sa table après que l’on vous ait aidé à vous désarmer. Là, dans cette atmosphère colorée, vous écoutez les récits qui sont faits au Roi.

Ce sont tour à tour Gauvain, Lancelot du Lac, Perceval, Hector des Mares, Bohort, Girflet, fils de Don qui content leur histoire. Les aventures sont nombreuses. Ils partent le plus souvent pour défendre l’honneur de leur Roi mis en cause par tel ou tel personnage étranger à la cour. Car le Roi est essentiel à l’existence même du royaume et ses Chevaliers se doivent de le protéger et donc de combattre pour lui. Et tous auront des forêts à traverser, des chevaliers à combattre, des dragons à défier et des ponts à traverser. Il y a beaucoup de ponts, ponts entre deux régions, deux pays, deux mondes, ponts entre deux états d’être... Et pour passer chacun de ces ponts, il y aura un combat, une épreuve à relever. Et chaque chevalier combat au nom de sa Dame. Lancelot du Lac sera fidèle à la Reine Guenièvre, véritable moteur de ce Royaume puisque si le Roi est essentiel par sa simple présence, la Reine va s’avérer être l’origine même de la dynamique de ce monde d’expression guerrière - en apparence.

Il est un passage des Contes du Graal au cours duquel l’un des chevaliers de la queste pénètre dans un château qui semble tout à fait habité mais dans lequel il ne rencontre personne. Dans une des salles se trouve un magnifique jeu d’échecs. Pour passer le temps, il déplace une pièce sur l’échiquier. En face de lui, sans qu’il n’aperçoive personne, une autre pièce est déplacée comme en réponse à ce qu’il a joué précédemment. Il joue à nouveau et ainsi de suite... jusqu’à ce qu’il perde la partie... Furieux, il jette alors l’échiquier par la fenêtre et ce dernier se perd dans le lac qui est au pied du château. La société celtique fonctionne à l’image du jeu d’échecs. Le Roi est la pièce essentielle : celui qui perd le Roi a perdu la partie ! Mais la Reine est la pièce qui a la plus grande mobilité, le plus grand éventail de possibilités, le plus grand "pouvoir".

Notons également que dans la langue celte, le mot "soleil" est féminin alors que le mot "lune" est masculin. Ceci est illustré par deux autres personnages du Cycle du Graal : Tristan et Iseult. En effet, Tristan (la lune) ne peut vivre plus de 28 jours sans voir Iseult (le soleil).

C’est dans ce monde d’une extrême diversité que l’enchanteur Merlin (fils d’une vierge très pure et d’un démon descendu sur la terre pour s’accoupler avec une femme) va instituer la Table Ronde. Et chacun y prend place sur un parfait pied d’égalité tout en gardant sa fonction au sein du royaume. Nul ici ne songe à prendre le pas sur qui que ce soit. La Table Ronde permet, dans ce royaume qui a atteint une certaine maturité intérieure, que chacun, dans l’exercice de sa fonction, soit à égalité avec les autres, qu’ainsi règne la liberté d’expression au sein d’une vraie fraternité. Et quand la Table Ronde est instituée, Merlin peut se retirer... Et les "temps aventureux" commencent : c’est la queste du Graal...

Déjà Lancelot, "le meilleur chevalier du monde" a été reçu au château de Corbénic. Là, il fait la connaissance du Roi Pêcheur qui est alité et qui souffre douloureusement. Au milieu de la soirée, assis auprès du Roi Pécheur, Lancelot a assisté médusé à la scène la plus extraordinaire qui soit. Au beau milieu du repas et sans autre préambule, un cortège solennel et silencieux traverse la salle. Deux jeunes personnes portent deux chandeliers suivies par une autre portant une lance qui saigne puis par une jeune fille.... mais écoutons Wolfram von Eschenbach : "Sur un tissu vert achmardi, elle portait un objet si auguste que le Paradis n’a rien de plus beau - chose parfaite à quoi rien ne manquait et qui était tout à la fois racine et floraison. Cet objet, on l’appelait le Graal. Il n’était sur la terre chose si merveilleuse qu’il ne la surpassât. La dame qui avait reçu du Graal lui-même mission de le porter avait nom Repanse de Joie. La nature du Graal était telle qu’il fallait que qui en prenait soin fût d’une pureté parfaite et s’abstînt de toute pensée déloyale." Lancelot reste muet de stupeur, d’admiration et de respect pour ce qu’il vient de voir. Il se réveillera au matin dans un château vide, poussiéreux comme s’il était abandonné depuis des siècles. Plus tard, sur sa route, il rencontrera quelqu’un qui lui expliquera combien son silence fut coupable puisque s’il avait posé LA question, le Roi Pêcheur et donc tout son royaume aurait été guéri pour toujours.

Perceval et quelques autres vivront la même aventure. Tous, ils n’auront de cesse de retourner à Corbénic pour enfin poser LA question ; mais le chemin pour retrouver le château semble alors n’être que circonvolutions et dédales d’aventures "secondaires". C’est Galaad, le "Bon Chevalier" qui parviendra au terme de cette aventure. Permettez-moi de ne pas vous raconter cette scène pour laisser à ceux qui sont plongés dans les ouvrages du Cycle du Graal - ou qui s’y plongeront - toute la saveur intérieure de leur recherche.

Revenons avec Lancelot et Perceval quelques temps avant cet événement et demandons-nous avec eux quelle question il fallait donc poser. Fallait-il s’interroger sur le Graal, sur la porteuse du Graal, sur la Lance qui saigne, sur les porteurs de chandeliers ? Wolfram von Eschenbach est le seul à noter qu’il fallait simplement demander au Roi Pêcheur pourquoi il souffre tant.

Et ce Roi Pêcheur, qui se nourrit exclusivement des nourritures procurées par le Graal, ne peut manquer de nous faire penser à des êtres comme Marthe Robin, une femme décédée il y a quelques temps, qui, selon un processus tout à fait reconnu par l’église catholique, survécut de nombreuses années en ne recevant pour toute nourriture que l’ostie consacrée. Ou bien Thérèse de Lisieux qui pendant des mois vomit le sang avant de s’éteindre. Ces êtres étaient-ils les Rois Pêcheurs de leur époque ? Et quelle est la question que nous n’avons pas su leur poser

Et l’on pense à tous ces malades du Sida et de ces autres maladies nouvelles et toujours "incurables". Ne sont-ils pas tous les Rois Pêcheurs de notre monde ? Quelle question faut-il poser pour les guérir et du même coup guérir notre monde ? Dans un petit livre bien connu, "Le Bréviaire du Chevalier" se trouve la pensée suivante : "Lorsque passe le Graal devant toi, aie la Présence d’Esprit de le reconnaître, et de poser la question qui fera de toi le Chevalier du Graal." Quel est le Roi Pêcheur qui, dans notre monde, attend la guérison ? Quel est le Roi Pêcheur qui, au plus secret de notre royaume intérieur attend que nous parvenions au terme de la queste ? Car queste et question sont deux mots qui ont la même racine...

Alors ? Qui nous aidera ?

A la fois, Kyot nous conduit là et un autre personnage, à travers les siècles, semble nous répondre. Ces phrases sont extraites de son ouvrage "La Vision". Il s’agit de William Beckford. Il écrit : "Ne t’attends pas à être encouragé. Ne fais confiance à aucun intermédiaire surnaturel ; cherche la consolation dans ton propre coeur et tu la trouveras. Quant à nous, nous nous reverrons dans la lumière..."

Etudiant le personnage de Kyot, un autre mot en "K" résonna en mon esprit : Kyrios !

Kyrios est un mot du grec ancien, il signifie le Roi. Et est souvent traduit dans les textes religieux par le Seigneur. Dans l’Ancien Testament, lorsqu’il a été traduit en grec, les Septantes - les soixante-dix traducteurs, selon la tradition - ont employé le mot Kyrios pour désigner Dieu. Dans le Nouveau Testament, on retrouve ce terme appliqué au Christ dans l’épître aux Philippiens et dans les Actes des Apôtres.

Il y a au début du rituel de la messe, l’expression "Kyrié Eleison" que l’on traduit par "Seigneur, prends pitié". J’ai toujours eu du mal à entendre cela, cette phrase a toujours été pour moi le signe d’une culpabilisation factice et l’expression d’une fausse humilité.

L’autre matin, alors que, dans les transports en commun, je préparais ce texte. Je lisais que Wolfram von Eschenbach, lui seul, ne parlait pas d’une question sur le Graal - sur ce qui semble être l’objet de la queste - mais d’une question au Roi Pêcheur sur sa souffrance. Et ... j’ai failli rater ma station.

Après cette recherche sur Kyot et Kyrios, c’est en toute vérité que je sais pouvoir dire maintenant :

"Kyrié Eleison"
Seigneur, prends pitié. Roi, prends pitié.
Roi Pêcheur, prends-moi en pitié
de t’avoir peut-être rencontré des dizaines de fois déjà
et de n’avoir pas su poser LA question qui t’aurait guéri.
Et vous tous,
prenez-moi en pitié, en compassion,
chaque fois que je ne sais pas,
face au Roi qui est en vous, dire la parole juste.

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- https://www.hanser.de/literatur/specials/eco/kyot.htm
- https://emilitdeslivres758380802.wordpress.com/
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Table_ronde
- https://correspondances.la-criee.org/
- https://commons.wikimedia.org/

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A propos de Kyot...
28 juillet 2012, par Azalais

Quelques réflexions un peu en vrac.

Kyot = Guillaume d’Orange ? Intéressant, mais quand Wolfram s’intéresse à Guillaume, il le nomme à l’allemande Wilhelm (casque de la volonté, joli nom pour un guerrier spirituel). Il n’est pas impossible qu’il l’ait toutefois dédoublé puisqu’il parle de Kyot "der Provenzal", ce qui évoquerait bien Orange. Il le nomme aussi Kyot "der meister", le maître. Je viens de relire le passage sur mon exemplaire en vieil allemand. Maître en son art ou maître spirituel ?

Kyrie eleison : la traduction par "seigneur, aie pitié" est en fait une double traduction à partir du latin miserere nobis, mais elle est assez fausse. En grec, il existe un jeu de mots entre eleos, la miséricorde, la compassion, èlios, le soleil et la folie qu’il entraîne, eilè, la chaleur douce du soleil, eili- racine qui suggère un mouvement tournant (hélicoïdal) et aussi la pureté, voire le trou du serpent, eileos. A quoi il faut ajouter un terme qui désigne l’huile et l’adjectif ilaos qui veut dire favorable, bienveillant. En grec, tout cela se prononce à peu près de la même manière. Dans un même son, on demandait donc la compassion, l’onction royale de guérison, de purification, la chaleur vivifiante et la bienveillance divine. C’est autre chose qu’un gémissement culpabilisant mais en passant du grec au latin puis au français, on a perdu le buissonnement du sens.

La question de la souffrance, de son origine, c’est aussi celle de la transformation qu’elle entraîne. Se contenter de la subir ou de la regarder passivement fait vivre dans un monde en ruines mais il faut peut-être passer par cette expérience de la terre gaste pour comprendre qu’il est nécessaire de la questionner, de s’interroger aussi sur ce qui vient la transfigurer : le Graal est porté par Repansche de Joye, celle qui répand la joie. Le mystère le plus profond, c’est aussi que cette Joie n’abolit pas la blessure mais la transfigure et le monde avec elle.


A propos de Kyot...
17 octobre 2007, par Ephodhebus - Garanos

Bonjour Voldor

j’ai relu les interventions sur le site à propos de Kyot et il apparait qu’une singularité ait eté omise. Wolfram et Dante soulignent l’intervention des "maisnies du st graaal" ce que Dujols confirme également dans la chevalerie , la maisnie du graal est hors du temps humain et fut en liaison et initiée par les cabalistes astrologues Harodims juifs..de Provins ( initiation de 3 maisnies à 3 niveaux différents ) et de Champagne enseignement que l’on peut comparer à la dawat alchimique arabe ou les grandes transmissions du méphitique Assan ibn sabbah le vieux de la montagne. Ces révélations alchimiques comme la vie de jésus alchimique souchées sur les fenderies , et chevaleries des initiés du nord ( Thotts , druvids etc ) firent le Temple. Les romans du graal des 4 Ecrits paraissent comme 4 évangiles nouveaux. Comme d’ailleurs les 4 écoles de Constructeurs, le glyphe de jupiter patron des dieux signant l’Oeuvre. Une contribution à la compréhension des formes du graal.Les idées de Rudolf Steiner et les lieux du Goethéanum et d’Arlesheim donnent également une autre réponse beaucoup complète sur le mystere du graal occidental ,je vous sugger d’y aller faire un voyage initiatique..avec le livre des hierarchies spirituelles ..bonne route , bon chemin à Tous...



Site : loges , Yomar Templier et Maisnies druidiques

A propos de Kyot...
11 octobre 2007, par Ephodhebus

bonjour un bel article de foi. Kyot n’est peut etre pas de Tolède mais de France , il a été initié à l’astrologie des mages chaldéens et perses , le roman parait plus de 2 siècles apres la vie du vrai Kyot semble t’il . le roman établit son fondement et postulat sur une astrologie ésotérique. Pour Perceval il faut le lire avec les clés rituelles du druidisme , de l’alchimie et de l’astrologie .Bon courage ...



Site : kyot

A propos de Kyot...
1er mai 2006, par Bayazid

Ce que nous apprend le Parsifal de Wagner

Merci, Voldor pour ce texte, et cette belle question posée sur la souffrance et la miséricorde.
En vous lisant, il me vient en mémoire le Parsifal de Wagner.
On peut penser ce que l’on veut de Wagner (de l’homme et de sa musique). Mais l’on ne peut pas ne pas voir (et entendre) en son Parsifal, la légende de celui qui va « rétablir l’amour dans sa totalité » (G. Rouvillois).

Dans le livret de l’opéra de Wagner, le château d’Amfortas, le roi Pêcheur, est situé en pays cathare. De cette « hérésie » chrétienne, Wagner retient une conception de l’amour « divisé » entre l’amour spirituel et l’amour charnel. C’est de cette division que sont malades Amfortas et ses chevaliers : car Amfortas exige de ses chevalier une continence absolue.
Le magicien Klingsor, le chevalier déchu parce qu’il s’est castré pour ne pas avoir à subir la tentation, s’est donné pour but de tenter de faire chuter les chevaliers, au moyen du charme érotique de ses « filles fleurs », et notamment de Kundry (invention wagnérienne de la femme fatale parce que « double » elle aussi).
Le symbole de cette division de l’être (l’amour charnel opposé à l’amour spirituel) , c’est la lance perdue par Amfortas, juste après qu’il fut blessé au flanc, parce que surpris par Klingsor dans les bras de Kundry. Le roi donc, se meurt peu à peu de cette maladie de l’amour divisé.

Parsifal ne sait pas poser la question parce que son innocence fait qu’il ne connaît pas cette maladie. Il devra, durant son errance en acquérir l’expérience pour la comprendre.
Cette version du mythe nous fait comprendre que pour poser une question, il faut déjà avoir, au fond de soi, la réponse (ce que nous apprend le Yi-King, par exemple)

Le retour de Parsifal au Château, avec la lance retrouvée (arrachée à Klingsor), permet la réunion de la lance et du Graal, du masculin et du féminin.
C’est l’Amour dans son unité/Trinité retrouvée : Eros, Caritas et Agape.

L’opéra de Wagner décrit la longue initiation de Parsifal (fils d’une veuve, « chaste fol » que sa virginité rend perméable à la grâce). L’errance initiatique de Parsifal lui aura appris à être un Homme, tout simplement. Il prendra donc la place d’Amfortas comme « roi du Graal ».


A propos de Kyot...
30 avril 2006, par roland berdot

Le Graal n’est-il pas en chacun de nous ?
La recherche de l’étincelle divine enfouie en nous est si difficile qu’il faudrait cesser de détourner la quête
sur un objet-symbole qui n’a aucun fondement historique.



Site : kyot

> A propos de Kyot...
2 décembre 2005

Bonjour Voldor. Kyrié Eleison est le grand mantra chrétien. Votre article est superbe. On nous parlerait donc dans ce mythe d’une science de l’âme perdue.
Science perdue, je veux dire mais pour âme perdue aussi. C’est la maïeutique de Socrate. Il est normal que Perceval échoue le test, il ne sait pas encore poser les questions, il est un disciple. La recherche phénoménale tourne autour d’un jeu de questions/réponses. Elle est sans fin car sans fins et car il y a toujours des questions après les réponses. La recherche de la Connaissance est l’art de poser les questions sans attente de réponse.
C’est ainsi que je comprends ce mythe.
Mais vous en donner un éclairage très compassionnel qui me touche beaucoup.
Certains saints se nourrissent directement en effet de forces prâniques. Il anticipent la vie Divine.. Des êtres purs endurent de grandes souffrances.
Des êtres impurs également. C’est la souffrance elle-même qui est La question. Devant la souffrance ne devons-nous pas cherche le pour quoi autant que le pourqoi Chercher ce que cette souffrance veut faire tout autant que sa cause. Car le plus insupportable serait que la souffrance ne serve à rien tout autant que le fait qu’elle soit sans cause.
Je vous remercie Voldor.

Nicolas Ambroise


> A propos de Kyot...
3 mars 2003, par Gautama

Merci Voldor pour cet article sur Kyot.
Moi aussi je suis frappé par la simplicité de la question au Roi pêcheur.
Il faut chercher la source de la souffrance. C’est cela la quête.
C’est cela la grande médecine des corps et des âmes.
C’est de là que vient la compassion.


> A propos de Kyot...
20 février 2003, par janine

je suis restée sur ma faim. Qui est KYOT réellement. Ce nom a traversé ma vie plusieurs fois déjà, me laisant dubitative. Comment trouver d’autres informations à ce sujet.


> A propos de Kyot...
10 février 2003

Merci Voldor pour ce message où la Légende rejoint le coeur de chaque être dans sa quête personnelle, si idéale et si quotidienne à la fois.
Nous possédons tous un Lancelot, une Guenièvre ou un Arthur dans notre sanctuaire personnel : il faut les laisser s’exprimer tour à tour, sans en discréminer aucun, en les aimant tous et alors peut-être apparaîtra le Graal ...


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